IA\\ INTRODUCTION
d'en être les chefs héroïques, ils en fussent devenus des furieux ennemis?
Mêlas ! comment écarter une réflexion amère? Parmi les orgueilleux savants qui opposent ici leurs vains systèmes aux enseignements de l'Eglise, et qui font du nombre de ceux qui sont encore dans l'erreur, un sujet d'accusation contre la vérité, combien n'est-il pas peutêtre de Xnviers que Dieu aurait destinés a devenir, pour leur gloire et le salut de leurs frères, la réfutation vivante de ces sopbismes !
Mais nous ne devons pas oublier que ce n'est pas seulement ;t ces hommes extraordinaires, que le pouvoir a été donné de seconder ou de traverser les desseins de Dieu : ce pouvoir appartient, a quelque degré, a tout homme, si faible, si obscur qu'il soit. Tous doivent contribuer a leur manière au salut du monde. Leur in- Huence ne s'exercera pas, comme celle d'un Xavier, avec la force d'un torrent impétueux qui entraine tout, sur son passage, mais elle sera du moins comme une de ces gouttes de pluie qui, tombant l'une après l'autre dans un jour d'orage, finissent par faire déborder, les fleuves et inonder les campagnes. C'est donc autant a l'infidélité de ce grand nombre de chrétiens qui passent leur vie dans l'inutilité et la mollesse, qu'a la prévarication de quelques âmes délite, qu'il faut attribuer l'inutilité partielle des efforts de l' Eglise pour sauver le monde. Les âmes d'élite ne manqueront jamais dans une société dont la masse est animée d'un zèle ardent. I/o ferveur du grand nombre fait\ naître les héros: .et