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c'est pai lei exploita des héros, soutenue du co moins brillant des autres soldais, que Dieu sauTe lea peuples.
Peut-être, vous qui lisez ces lignes, n'avies-vous jaunis soupçonné que vous étiez revêtu du pouvoir de BaÙVi i lea ."nues de vos frères, et appelé a di l'auxiliaire el le coadjutenr de votre Dieu. Rien plus réel pourtaot que cette grande rocation apostolique inséparable de votn vocation de chrétien. Je ne sais dans quelle mesure la Providence voua destine à coopérer a cette grande œuvre. le ue s.tis si nous devea être comme ce fleuve rapide dont parle le Prophète, • lui. sorti de dessous le seuil de la maison de Dieu, inonda bientôt la plaine, et lit fleurir SUT ses deux rives une Corel d'arbres majestueux: ou bien si vou ne ressembleriez pas plutôt ii la ^oiiU'' de rosée que Dieu envoie dans le désert a la plante inconnue des bommes. Mais, plus éclatante1 ou plus humble, votre vocation est certaine: vous n'êtes pas destiné a tous sauver seul. Dans le ciel, vous no devez pas être sans postérité : car il est écrit que le troupeau du bon Pasteur n'a pas de brebis stérile [\). Vous aussi, vous devez participer aux bénédictions promises à l'homme qui craint le Seigneur, et qui. au jour de l'éternel festin, doit voir avec lui, autour de la table, ses enfants aussi nombreux que de jeunes plants d'olivier dans une verdoyante pépi-
[1) Cam. iv, i
I\\\ll INTRODUCTION.
nière (\). La récompense sera proportionnée, non an pouvoir, mais au travail (2); non à la fécondité naturelle delà volonté de l'homme, mais à l'humilité et h la prière qui accompagne une apparente stérilité. Voila ce que je sais très-bien, ce que je crois fermement, parce que l'esprit de \éritéme ledit, et ce dont vous ne pouvez douter, puisque, aussi bien que moi, vous entende/ ses consolantes assurances.
C'est donc sur vous que compte la divine Providence pour défendre sa cause et pour réfuter les blasphèmes de lJimpiété, par des actes bien plus éloquents que tontes les paroles. C'est à vous de prouver que si le inonde a jusqu'à ce jour été si mauvais et les âmes si malades, ce nJest pas que Dieu ne veuille très-sérieusement sauver le monde, et que le sang de Jésus-Christ manque de vertu pour guérir les âmes, mais uniquement parce que Dieu n'a pas voulu sauver les hommes sans les hommes, et parce qu'il a plu a Celui qui seul est par sa propre vertu le Sauveur universel, de communiquer h des sauveurs secondaires les mérites et les gloires de sa rédemption.
Quel beau jour luira sur le monde quand ce dessein sera compris; quand toutes les âmes d'élite à qui Dieu a donné à un plus haut degré cette magnifique vocation seront au sein de la société, maintenant abîmée dans le désordre du chaos, ce que furent aux premiers jours du
;i) Ps. cxxvn, •').