E \.\ KHI! I
i elle église a aussi ses sacrements, et peut-être abominables sacrifices qu'elle s'efforce d'envelopper «lu plus impénétrable mystère, mais sur lesquels, de temps a autre, la Providence fait luire un rayon de lumière qui en dévoile toute l'horreur.
nui, dans notre temps surtout, n'a pas entendu pari* r des sociétés secrètes, de leurs ventes et de leurs loges? Qui ne sait que sous le voile d'un but philanthropique, parmi les vrais initiés, les plus affreux complots se trament contre le Seigneur et son Christ, contre l'Eglise et son Chef, contre le pouvoir temporel et les intérêts les plus sacrés de la société, et que les projets sataniques des chefs do la secte sont placés son- la loi inviolable d'un serment sacrilège !
C'est le mal luttant contre le bien, les ténèbres contre la lumière, le vice contre la vertu, la mort contre la vie, l'enfer confre le ciel, Satan contre Dieu. Lutte terrible qui a commencée la défection de l'ange rebelle et qui n'a cessé de se renouveler, quoique sous des formes changeantes el avec des succès divers, durant tout le cours des siècles. Si la nature même de cette guerre oblique cl ténébreuse, que l'esprit de mensonge livre au Dieu de vérité, ne dérobait à notre connaissance la plupart de ses manœuvres; si l'on pouvait écrire l'histoire de l'église de Satan comme on a écrit l'histoire de l'Eglise de Jésus -Christ, on verrait avec quelle unité de desseins, quel ensemble d'efforts, quelle tactique
y« i. ipotoj \ i
souple el persistante tout à la lois, celle guerre a été conduite. Nous reconnaîtrions sans peine la descendance des fils de Gain et de Chanaan, depuis l'origine des siècles jusqu'à nos jouis; et celle histoire, a elle seule, si1: ait une preuve convaincante du pouvoir formidable que possèdent les âmes dès qu'elles s'unissent entre elles. Ne faut-il pas que l'association soit bien puissante, pour disputer la victoire à Dieu môme, et suspendre, pendant des siècles, le succès des efforts du Verbe incarné, de ses Anges el de ses Saints! Ainsi l'association esl encore un principe de force, alors même qu'elle ne pe.it plus être un principe de perfection et de bonheur. De même qu'au ciel l'association de tous les saints, dans un même amour, est la source de leur divine félicité, dans l'enfer l'association des anges mauvais, dans une même haine, est la source de leur funeste puissance. Placée entre le ciel et l'enfer, la terre est le champ de bataille dont ces deux grandes associations se disputent l'empire depuis soixante siècles.
Essentiellement opposées clans l'esprit qui les anime, les chefs qui les gouvernent, le motif qui les pousse, les œuvres qui leur sont propres, la fin à laquelle elles tendent, et le terme auquel elles aboutissent, ces deux sociétés s'accordent en un seul point : dans la démonstration qu'elle nous fournissent du pouvoir des âmes unies dans la poursuite d'un même but.
L'une vient du ciel et conduit les hommes au
ciel, par le chemin de la vertu : l'autre, ayanl son origine dans l'enfer, j entraîne la plupart <!•• tei
membres par la voie large du péché.
Que de merveilles d'un côté, que de crimes de L'autre ! Ici, les vertus 1rs plus divines croissenl et se développent, éclairées par le soleil de la vérité, el fécondées par la charité , là, des vices hideux se multiplient comme des reptiles impurs, dans les sentines de l'erreur. .Mais ces résultais si importants pour le bien et pour le mal, à quoi Los attribuer ? — Nous le répétons, à i;i puissance de l'association. La vertu, pour être féconde, a besoin de se combiner .vec la vertu, el c'est au contact du vice que le vice doit sa reproduction effrayante^
ARTICLE VI
Conclusion pratique de ce qui a été dit sur l'Association
Rj| ports entre l'Apottolal «le la Pii.r • pi l'Association pour la
Prupag.iioa de l.i Foi.
Que conclure des considérations qui viennent d'être développées !
Si l'association est le moyen infaillible établi par Notre-Seigneur lui-même peur assurer à la prière sa toute-puissante efficacité; si, plus que toute autre chose, elle nous rapproche de Dieu ; si elle est, même dans l'ordre naturel, la source d'une force
98 l'aposiola'I
irrésistible et le principe des plus étonnantes moi veilles; si, dans l'ordre surnaturel, elle est le but de tous les travaux de l'Homme-Dieu, la condition du succès de sou œuvre, le suprême objet de ses désirs; si de tout temps, et surtout dans ce siècle, Satan et ses suppôts font des efforts inouïs pour exploiter, au profit de leur infernale haine, celte incomparable puissance, je le demande, n'avons-nous rien à faire de notre côté? Ne ferons-nous pas, no is aussi, un suprême effort pour resserrer le liendeladivinecharité, et résister aux manœuvres de l'armée de Satan ? Ne chercherons-nous pas à réaliser plus complètement cet idéal que le Sauveur nous a présenté en nous quittant, qui est de nous unir par une communauté d'aspirations et de prières, comme Dieu le Père et Dieu le Fils sont unis par la production de leur divin Esprit? N'est-il pas évident que c'est dans ce sens que nous avons à travailler, si nous voulons croître en force, et gagner du terrain sur l'ennemi! N'est-il pas évident que ce serait entrer parfaitement dans les désirs du Cœur de Jésus, que de former une association plus étroite de tout ce qu'il y a dans l'Eglise d'àmes dévouées à la cause de Dieu ; association qui les empêcherait d'oublier que Dieu ne les appelle pas à se sanctifier seules, qu'il est en leur pouvoir d'aider très-efficacement l'Eglise, en travaillant au salut des âmes; et que cet Apostolat, si utile aux pécheurs, est encore' le moyen le plus efficace qu'elles puissent employer pour se sanctifier elles-mêmes ?
ni i s moi- m 00
Encore une fois, une association semblable, en faisant prier davantage, en propageante! entretenant l'esprit tic zèle, en réveillant dans les enfants de l'Eglise l'amour et le dévouemenl pour leur divine Mère, en unissant plus intimement les âmes, ne serait-elle pas un poid9 salutaire jeté dans la balance des destinées du monde, et un puissant secours pour la cause de Dieu! Il nous semble que poser cette qu< stion, c'est la résoudre.
Nous prévoyons toutefois qu'une difficulté pourra seprésenter à l'esprit de quelques lecteurs. <>n nous dira : Mais cet Apostolat est déjà créé, ci lie ligue de prières existe : c'est l'Association pour la Propagation de la Foi. Pourquoi créer une association parallèle, au risque d'entraver le développement de celle nKii\ re si utile !
Certes, si nous pouvions penser que l'Apostolat *!»• la Prière pût avoir cet effet, si même nous n'étions pas persuade que, en atteignant un luit différent de l'Association pour la Propagation de la Foi, il ne peut néanmoins que favoriser l'action et aider au développement de celte dernière œuvre, jamais nous n'eussions songé à l'établir.
Mais, bien loin qu'il y ait entre ces deux Œuvres la moindre incompatibilité, nous trouvons, au contraire, dans les succès prodigieux de l'Association fondée, il y a quarante ans, au pied du sanctuaire de Notre-Dame de Fôurvières, un des plus puissants motifs de propager celle qui naquit, il y a vingt
liy> l'apostolat
ans, auprès du sanctuaire non moins célèbre île Notre-Dame du Puy. Le lecteur nous permettra d'exposer rapidement ce motif, qui achèvera de met Ire notre pensée dans tout son jour.
Les succès magnifiques de l'Œuvre de la Propagation de la Foi, aucun catholique ne les ignore. Sans parler du feu sacré de la charité et du zèle qu'elle ranime parmi les chrétiens d'Europe, en généralisant l'aumône et la prière, c'est à cette OEuvre, c'est-àdire aux secours pécuniaires qu'elle fournit à la plupart desouvriersapostoliques, qu'une infmitéd'àmes rachetées du sang du Sauveur, devront leur salut éternel. Si des contrées barbares voient tous les jours de nouvelles églises s'élever à la gloire du Dieu vivant, sur les ruines des pagodes ; si tant de milliers d'enfants, baptisés à l'article de la mort, sont mis en possession du céleste héritage; si des chrétiens qui n'en avaient plus que le nom, ont le bonheur inespéré de recevoir les derniers sacrements avant d'expirer; si tanld'idolàtres, renonçant à leurs erreurs, viennent chaque jour grossir le troupeau de Jésus-Christ; si l'Eglise, enfin, dans le zèle immense qui enflamme son cœur, déploie sur une plus vaste échelle et dans de plus grandes proportions son action régénératrice, et si, forte des immortelles promesses qui lui furent faites et de l'Esprit divin qui l'anime, elle réalise plus qu'en aucun autre temps peut-être depuis les Apôtres, la parole du Fils de Dieu : « Allez, * enseignez toutes les nations» : Euntesdocete omnes
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gentes, à qui doit-elle ces avantages? N'est-ce pas à l'Œuvre admirable de la Propagation de là Foi? i e mouvement vers le catholicisme, si fortement prononcé de nos jours, sur presque tous les points du globe, après i»i» u et ces généreux apôtres que son Esprit conduit jusqu'au bout du monde à la conquête dos Ames, c'est elle qui n le [tins puissamment contribué à l'jmprimer. Voilà les miracles de l'Œuvre; ils ne sont pas contestés.
Cependant il esl un contraste qui ne peut manquer de frapper tout homme qui réfléchit: combien sont faillies l<> ressources donl l'Œuvre de la Propagation de la Foi pont disposer, si nous les comparons aux besoins immenses et multipliés de nos missionnaires ! Et cependant, quels merveilleux résultats !
\h! sans doute, ce n'est point seulement à ces sommes, toujours bien modiques lorsqu'elles sont partagées entre tant de nécessités, et qui n'ont d'ailleurs par leur nature aucune proportion avec le salut des âmes, que nous devons attribuer ces prodiges. La propagande protestante sème l'argent à pleines mains pour faire des prosélytes, et jusqu'à présent elle n'a point opéré une seule véritable conversion. D'où vient cette différence? C'est ee qu'il nous importe de bien comprendre.
D'un côté, je vois des trésors inépuisables; mais c'est un métal froid et sans vie, distribué par des mains glacées. Faisons une part aussi large que
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nous voudrons à l'erreur invincible et aux internions pures d'un certain nombre d'hérétiques de bonne foi. Ces dispositions individuelles ne changent point le caractère de l'œuvre; or, cecaractère, c'est l'hérésie,
c'est-à-dire l'opposé de l'unité, et par conséquent de la vraie charité. Le cœur qui donne n'est point mu par le divin mobile ; le cœur qui distribue obéit trop souvent au mouvement égoïste d'un vil intérêt et d'une indigne spéculation; faut-il s'étonner si le cœur qui vernit reste insensible à la vérité?
Il n'en est point ainsi dans l'OEuvre catholique : son trésor est petit, mais combien n'est-il pas plus précieux ! Use compose des dons généreux du riche: éclairé par la foi, le riche s'estime heureux d'échanger son or contre des âmes rachetées du sang d'un Dieu, et destinées à une félicité éternelle. Il se compose plus souvent de l'aumône du pauvre, du fruit de ses épargnes et des sueurs de son front, du denier de la veuve ; mais cette aumône, quelque modique qu'elle soit, c'est l'aumône de la charité; elle est distribuée par les mains de la charité. Inspirée par le zèle, fécondée par la prière, vivifiée par l'amour, n'ayant pour principe et pour fin que la gloire de Dieu cl le bonheur àds hommes, pourrait-elle ne pas toucher et convertir les cœurs ? Fille de la charité, pourraitelle ne pas la produire, surtout entre les mains de ces ministres du Dieu de charité, qui l'arrosent de leurs sueurs et quelquefois de leur sang? Voilà, n'en cloutons pas, le secret des prodiges que nous admi-
ra i \ ritiFnp. 10:
rons; \<»ilà le principe vital qui donne à l'I Eui re de la Propagation delà Foi sa force, so puissance et sa prospérité.
si nous . i \ < » 1 1 s insisté sur ci- point, c'est qu'il importai! à notre but; nous ne pouvions faire comprendre notre plan et justifier notre projet, qu'après avnir constaté une vérité qui ni donne la ciel el doit en être l'inébranlable fondement.
En effet, puisque c'est a la prière, aux saintsdésirs, au zèle ardent '1rs membres de la Propagation de la Toi, unisaux travaux, aux souffranceset quelquefois au sang <lrs missionnaires, que nous devons attribuer l'abondante moisson dont Dieu couronne les entreprises de ces dignes ouvriers, et les progrès rapides que fait en beaucoup d'endroits la religion catholique; puisque c'est moins l'argent que la charité et la prière di s Associés, qui prépare ces nierveilles, une pensée se présente naturellement à l'esprit : quels avantages n'offrirait pas une Association qui, tout en secondant efficacement cette Œuvre si utile, et eu poussant les fidèles à contribuer à son succès, donnerait une pari plus large encore à la prière et en ferait son objet principal et presque unique' mie Association qui s'adresserait particulièrement aux membres des communautés religieuses, d'autant plus capables de secourir l'Eglise par l'aumône de leur prière, que leur vœu de pauvreté les met dans l'impossibilité de lui procurer des secours matériels; une \ssociation qui, fondée sur ce prin-
cipe incontestable, que les moyens surnaturels ont un rapport plus immédiat et plus nécessaire avec une fin surnaturelle, telle que la conversion et le salut des âmes, s'attacherait d'une manière spéciale à ces moyens, développerait et exciterait sans cesse dans ses membres le zèle et la charité, et les porterait à solliciter continuellement pour les âmes des pauvres infidèles les grâces du salut? Représentonsnous une ligue composée de pieuses personnes, et renfermant un grand nombre de maisons religieuses, ornement et consolation de l'Eglise; supposons que ces âmes, chères à Dieu et brûlant du désir de procurer sa gloire, tâchent de suppléer par leurs prières à ce que leur condition ou leur vocation ne leur permet pas d'exécuter par la parole et les fatigues de l'apostolat sacerdotal, et qu'elles ne cessent d'attirer sur les travaux des ministres del'Eglise la grâce qui seule convertit; voyons ainsi la partie la plus saine de l'Eglise et ses membres les plus distingués, pasteurs et fidèles, confondant leurs efforts, pour donner à Dieu de nouveaux enfants; quel ne serait pas le résultat de ces vœux réunis, quelle ne serait pas la force de ces supplications pesant ensemble sur le cœur de Dieu ! Tout garantirait la plus grande efficacité à une pareille Association : et le principe de zèle qui l'animerait, et la nature des éléments dont elle serait composée, et l'étendue aussi bien que la perpétuité de son action.
Pour mieux faire comprendre notre pensée, jetons
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un coup il'iril sur 1rs différentes causes <pii doiven concourir à la propagation de l'Evangile, ou comme moyens, ou comme conditions.
La fol nous \ lent parla prédication, /Wcj car auditu: il faut donc, avaul tout, que l'Egrlîse envoie aux italiens infidèlesdesapôl es quileurannoncenl la bonne nouvelle du salut. Grâce à Dieu, cette condition n'a cessé d'être fidèlement accomplie, Ces apôtres n'ont jamais manqué à l'Eglise, et, de nus jours, ils >c présentent à elle plus nombreux el plus ardents que jamais. Un grand nombre de Congrégations religieuses rivalisent de zèle, pour l'aider à faire retentir jusqu'aux confins du globe If1 témoignage qu'elles'esl engagée à rendre à Jésus Christ; et au-dessus tic toutes, la Congrégation de la Propagande est comme l<> ressort principal qui active et régularise le mouvement incessant de l'Apostolat.
Mais la mission donnée et reçue, tout n'est pas fait : comment le missionnaire soutiendra-t-il dans ces pays lointains son existence matérielle? Comment pourvoira-t-il aux dépenses du culte, chez des peuples misérables et dénués de toute ressource ? Comment eouvrira-t-il même les frais d'un voyage long et dispendieux? On le comprend, des secours pécuniaires lui sont nécessaires ; ils sont la condition indispensable de son existence et de son action. L'Œuvre de la Propagation de la Toi s'est spécialement chargée de subvenir à ce dernier et imrérieux besoin; on sait avec quel succès elle le fait.
L'apôtre est donc envoyé; il arrive, il prêche, la bonne nouvelle est entendue; est-ce là tout? Xon, sans doute : pour être sauvé, il ne suffit pas d'entendre; il faut croire, aimer, agir, et au besoin souffrir. Mais qui donnera au pauvre infidèle, à l'esclave de Satan, ces sentiments célestes, cette force surhumaine? La grâce seule a ce pouvoir; elle seule est la vraie cause du salut : la prédication et l'aumône ne sont que les instruments et les conditions de cette œuvre divine. C'est donc surtout en obtenant de Dieu la grâce, que le chrétien pourra contribuer efficacement au salut des infidèles. Or, le moyen le plus facile, le moyen infailllible d'obtenir la grâce, c'est la prière, et surtout la prière d'un grand nombre de cœurs associés dans le Cœur de Jésus. 11 est donc manifeste qu'une pareille Association viendrait merveilleusement en aide aux Congrégations apostoliques et à l'Association de la Propagation de la Foi. Tandis que celles-ci préparent à la grâce les instruments et les moyens par lesquels elle a coutume de se répandre, celle-là obtiendrait à ces instruments la grâce elle-même, sans laquelle ils ne peuvent rien.
Nous en avons assez dit pour faire sentir tout à la fois la différence qui sépare l'Apostolat de la Prière de l'Association pour la Propagation de la Foi, et les liens qui unissent ces deux Œuvres. La première, au lieu d'envahir le terrain de la seconde, lui fournit un important secours et un très-heureux supplé-
Dl là l'Hii il luT
ment. Elle recrute ses membres les | >lu> utiles dans les communautés religieuses, qui ne peuvent donner que de faibles r< Bsources à l'Œuvre de la Propagation de la Foi ; et aux chrétiens qui vivent dans le inonde, elle inculque plus profondément et rappelle d'une manière plus continue le grand devoirdti zélé. Ces associations sont donc distinctes, quoique étroitement lires.
Que si l'on doutait encore de l'utilité del'Apoftolat (l«- la Prière pour 1 Œuvre de la Propagation de là Foi, il suffirait de se foire une question : «.'ne faudrait-il pourquecetteÀssociation,déjàsi féconde, \tt en quelques années centupler ses ressources, et qu'au lirii de cinq millions qu'elle recueille annuellement, elle recueillit cinq cents millions? Faudraitil que la richesse de L'Europe augmentât dans cette proportion? Non : il faudrait seulement que l'esprit de foi et de zèle, acquérant, dans le cœur des chrétiens, une ardeur cent fois plus grande, leur rendît cent fois plus facile de prélever sur leurs plaisirs, sur les servitudes de la mode, sur le luxe des ameublements, le glorieux impôt de la charité. Or, notre Association a pour but d'attiser sans cesse cette flamme céleste de la foi et du zèle, ci, pour atteindre ce but, elle prend le moyen le plus efficace : la prière.