‹ L'apostolat de la priereChapitre 53 sur 84 · DI LA PU I · texte numérisé non relu

DI LA PU I

el des bons exemples, mais elle vivifie encore les éléments en appar< nos I<> pins profanes de la |

fection snci.de.

Ces! ''Il»' qui fait progresser les sciences ; car elle seule peut entretenir dans L'intelligence cette soif ardente de la vérité qui lui fait surmonter tous les obstacles, et cette défiance d'elle-même qui l'ait évilér tous les écueils; «'11*- seule peut maintenir l'équilibre entre la docilité qui accepte les leçons (le l'expérience, et la hardiesse qui tente des voies encore inexplorées. Le savant, s'il ne prie pas, buccombera presque infailliblement aux enivrements de la présomption ou aux défaillances du découragement, et les uns comme les autres i'cloig lieront de la vérité. On l'a dit avec justesse, la recherche de la vérité n'est autre chose qu'une prière naturelle. Mais combien plus de garanties de succès n'aura pas cette prière, si, en se surnaturalisant, elle unit l'intelligence avec le Verbe incarné, source de toute lumière, et avec le divin Esprit, principe de toute sagesse !

C'est la prière qui fait progresser les arts. Les arts sont une continuelle aspiration vers l'infinie beauté, un effort sans cesse renouvelé pour exprimer par le pinceau, le burin ou le ciseau, cette perfection idéale qui réside dans l'intelligence divine, et dont l'intelligence humaine aperçoit le reflet dans les créatures. Or, qui ne voit l'analogie de cet effort et de cette aspiration avec h prière? Ces deux choses ne diffèrent

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enti'c elles qu'en ce que l'aspiration artistique n'a ni base certaine, ni procédé défini, ni terme arrêté, lundis que la prière chrétienne s'appuie, pour s'élever vers bien, sur une luise infaillible; prend pour l'atteindre, un chemin qui ne peut manquer de la conduire au but, et voit la beauté divine sous les traits etles tonnes dont il lui a plu de se revêtir pour se rendre accessible à nos regards. La prière est dune la seule voie certaine de l'idéal et le procédé artistique par excellence, en même temps qu'elle est l'arôme céleste qui seul peut empêcher les arts de se matérialiser et de se corrompre.

Elle seule encore peut empêcher l'industrie de rabaisser les âmes au niveau des résulats matériels qu'elle poursuit. Tout ce qu'il y a parmi nous d'esprits tant soit peu élevés s'accordent à signaler ce danger, et déplorent que la société soit réduite à payer par les biens les plus précieux de l'ordre moral les progrès que l'industrie réalise dans l'ordre physique. Ne serait-il pas lamentable, en effet, que l'homme ne pût accroître son pouvoir sur la matière, qu'en perdant de son empire sur lui-même, et que ses pensées se rétrécissent à mesure que s'étendent ses merveilleuses inventions? Or, que d'autres cherchent des moyens plus ou moins ingénieux pour détruire cet antagonisme entre l'esprit et la matière : le moyen facile et tout pratique que Dieu lui-même nous propose, c'est la prière. Si l'amour de la prière s'empare de la société, l'industrie, sans

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rien perdre de smi élan, n'aura plus de danger.

l'.u elle-même, l'industrie n'esl poinl un mal ; il h \ .1 point d'usurpation à prendre tous les jours, à force de génie, une possession plus complète de cotte matière dont Dieu remit le sceptre à l'homme en !<• créant. Ce <|ui serait un crime, ce serait de nous asservira sa tyrannie par une abdication honteuse el de nous abaisser jusqu'à elle, au lieu de l'élever avec nous. Ce ■: e, devenu, hélas ! le crime de la société tout entière; il n'j a que La prière qui puisse nous en délivrer, en nous imprimant une énergique impulsion vers Dieu et vers le bien moral, impulsion d'autant plus nécessaire, que nous sommes plus violemment poussés vers lesjouiss unes terresti

\'m>i la prière féconde-t-elle les éléments de progrès i ue Dieu a déposés au sein de la société humaine. Après avoir fait nattre dans le cœur de chaque homme les vertus indispensables à sa perfection, elle seule assainit, relève el divinise les rapports même les plus profanes qu'il peu I avoir avec ses semblables.

Elle est aussi le remède universel et efficace aux maux des sociétés.

Voilà une famille, du reste assez chrétienne, en proie aux plus cruelles épreuves. La gêne matérielle qu'elle soutïre n'est que la moindre de ses douleurs , la division des intérêts, l'opposition des vues, les antipathies d'humeur et de caractère v amènent chaque jour des froissements bien plus pénibles que

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toutes les privations, et, comme auiant de sources empoisonnées, y font couler des torrents d'amertume. Que les membres de cette famille commencent à prier avec ferveur; que ces parents, ces enfants, ces frères réduits an désespoir sentent enfin le besoin du secours de Dieu, qu'ils se rapprochent de lui par les sacrements et par de quotidiennes supplications; et bientôt aux dissensions succédera la concorde, le bien-être prendra la place de la gêne, et un lleuvc de paix fécondera ces bords aujourd'hui si désolés.

Ecoutons le Saint-Esprit : « Si le Seigneur lui » même ne construit la maison, tous les travaux » de ceux qui la construisent n'aboutiront à rien , » et si lui-même ne garde la cité, la vigilance de » ceux qui la gardent est inutile. » Dans la destinée des sociétés aussi bien que dans celle des individus, Dieu veut et doit se montrer Dieu : infiniment libéral par nature, il se plaît à protéger les chefs de famille comme les chefs des Etats, lorsque, par l'humilité de leurs prières, ils sauvegardent les droits de sa gloire ; mais il ne peut, sans se manquer à luimême, leur accorder sa protection, s'ils prétendent se suffire et se faire ainsi leurs propres dieux, a Je ne donnerai pas ma gloire à un autre, » a dit le Seigneur. Combien de ùTjsappoinlemenlscruels, combien de douleurs domestiques, combien de révolutions et de catastrophes sanglantes ont été causées par cet orgueil et eussent été prévenues par la prien '

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