‹ L'apostolat de la priereChapitre 56 sur 84 · >< 1 1 LAP0ST01 VI · texte numérisé non relu

>< 1 1 LAP0ST01 VI

terne, c'esl sans doute I :', mier devoir de l'Eglise ; et ce devoir, elle le remplit par l'organe îles paslcurs et parla hiérarchie du ministère ordinaire; mais ce soin dos brebis soumises et des domestiques de la foi ne saurait l'occuper tellement, qu'elle oublie les nations dont son divin Fondateur lui a transmis l'hé • ritage, et toutes ses malheureuses brebis qui errent sans pasteur dans le désert de l'infidélité, et dont il lui a donné mission de composer un seul bercail.

Depuis plus de dix-huit sièeles , l'Eglise n'a pas eessé un seul instant d'accomplir cette tâche difficile et d'appeler à la lumière de l'Evangile tous les peuples assis à l'ombre delà mort. Une lui a pas suffi de les appeler, de les conjurer de recevoir la vie dont ils étaient privés : ehose lamentable ! elle a dû combattre sans cesse pour défendre contre leurs attaques le divin [lambeau qui seul pouvait éclairer leurs ténèbres. Car ces infortunés aveugles ne se contentent pas de préférer la nuit de leurs erreurs à la lumière de la vérité; ils voudraient eneorc éteindre celte lumière qui les condamne, et, pour se reposer plus tranquilles au sein de la mort, ils seraient heureux de tarir les sources de la vie.

Ainsi, répandre la lumière et dissipei les ténèbres, enseigner la vérité et réfuter l'erreur, ressusciter les morts et défendre la vie, délivrer les captifs et repousser l'eselavage, telles sont les deux pénibles tâches que l'Eglise doit remplir au dehors, tandis qu'au dedans elle s'efforce de sanctifier et de guérir les

Page 1