PRATIQUE £T GBGA1MSATICN LE L'APOSTOLAT DE LA P811H
Dans cette troisième partie notre tâche va devenir plus humble sans rien perdre de son utilité. Nom allons sortir de la spéculation pour entrer dans la pratique, el laisser de côté les considérations générales pour aborder le détail des applications. Après avoir mesuré la puissance de l'Apostolal de la Prière, après en avoir montré l'opportunité et exposé les avantages, il Tant en faire loucher au doigl la facilité.
Nous îir voulons pas exposer nos Lecteurs au (langer qu'encoururent jadis plusieurs des auditeurs de saint Jean-Baptiste (1) : nous ne voulons pas qu'après s'être complu pendant quelques instants dans la splendeur de la doctrine que nous venons d'exposer, ils se retirent sans avoir recueilli aucun fruit durable de cette lecture.
Nous ne voulons pas non plusqn'aneun d'entre eux puisse se dire à lui-même : « Celle doctrineest belle « sans doute, mais sa pratique est au-dessus de ma » portée. A peine les devoirs de mon état nie laisi seut-ils le temps de vaquer à mon salut; ce serait » vouloir me charger d'un fardeau supérieur à mes » forces que de m'occuper en outre du salut des » autres. »
I ÏOÀN. v. 35.
Déjà on a pu le comprendre, mais nous voulons qu'on le comprenne encore mieux: l'Apostolat de la Pricre n'impose aucune charge nouvelle; il nous procure au contraire de nouveaux secours. Les moyens qu'il nous fournit pour travailler au salut de nos frères nous rendent plus facile l'accomplissement de notre salut. Il purifie nos intentions, il étend nos vues, il nous met sous les yeux des motifs plus pressants ; il accroît par conséquent nos forces en même temps que nos mérites, mais il n'augmente en aucune manière le fardeau de nos obligations.
Un négociant qui opère sur des valeurs plus grandes 112 prend pas plus de peine que celui qui spécule avec de moindres capitaux, et cependant le gain du premier est beaucoup plus considérable. Ainsi en est-il du chrétien dont les œuvres sont animées par l'esprit de l'Apostolat; il ne prendra pas plus de peine que celui dont les vues sont moins pures, et pourtant il amassera des mérites incomparablement plus grands, parce que ses intentions seront plus excellentes.
C'est ce que nous avons appelé l'art de faire en peu de temps une grande fortune spirituelle et de réaliser avec de moindres travaux des gains plus considérables pour l'éternité ; il s'agit maintenant de réduire cet art en pratique.
Pour atteindre ce but, nous allons parcourir les principaux devoirs de la vie chrétienne ; nous verrons que rien n'est plus facile que de remplir ces
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devoirs d'uni manière aposU lique,e\ quec'esl même l'a nique manière de leur donner leur pleine efficacité.
Ainsi compléterons-nous, pan pratique abi
de ta perfection chrétienne, les enseignements que nous avons eu l'occasion de présenter h nos lecteurs sur 1rs points l.s plus intéressants de la théolo
Mais cette œuvre n'esl pas seulement une pratique individuelle, elle esl encore une association, une sainte ligue de zèle ; il esl donc indispensable qu'elle offre à ses membres un lien capable de les unir, et un point de ralliement qui leur permette de concentrer leurs efforts. Ce lien doit être assez large pour ne gêner en rien l'organisation des différentes associations que l'Apostolat doit embrasser, et il doit être pointant assez, étroit pour tenir unies ensemble les personnes qui n'appartiendraient à aucune autre association.
.Nous espérons, avec la ^îàee de Dieu, satisfaire à toutes ces exigences Nous allons donc exposer successivement la pratique de l'Apostolat et son organisation. On verra que connue sa pratique s'unit à toutes les autres pratiques, et les vivifie sans les compliquer, ainsi son organisation s'adapte à celle de toutes les aulit s œuvres, cl les dote d'un nouveau mobile, sans entraver le moins du inonde leur action.