ld., ibid
Malgré cela, ses panégyristes lui attribuent des phrases pompeuses, qu'il aurait débitées la veille de sa mort. Selon M. Philippe Berger, Renan aurait adresse à sa femme ces consolants adieux : « Courage! il faut nous soumettre aux lois de la nature, dont nous sommes des manifestations; le ciel et la terre restent1. » Le ciel et la terre passeront; et cette rhétorique est sujette à caution. Suivant les uns, pendant toute l'agonie, le moribond ne cessa de réclamer des obsèques civiles, en répétant : « Je suis clans l'état où l'Église s'empare des mourants. » Suivant d'autres, il était absorbé par le coma, réduit à un silence complet : « Il a passé... sans un mot, » déclare son secrétaire, M. Narcisse Quellien.
Mais nous nous reprocherions de ne point citer le merveilleux galimatias de M. Narcisse Quellien : « Il a passé sans agonie, sans un mot, sans une plainte, clans un soupir, comme le pur esprit, heureux enfin de Véternel allégement. » Il avait grand besoin d'allégement; M. Quellien ajoute en effet, tout à coté de cette belle comparaison, comme sans y prendre garde, que, depuis assez longtemps, le pauvre homme n'avait plus un instant de repos, qu'il ne pouvait plus dormir, et que « sa tète était dans une agitation extrême 2 ».
Les catholiques ont accueilli la nouvelle de cette