‹ L'"Apothéose" de RenanChapitre 12 sur 27 · Le Temps, 3 octobre · texte numérisé non relu

Le Temps, 3 octobre

mort par deux simples exclamations : « Le malheureux, où est-il? » et : « Le monde en est donc enfin délivré! » Les indifférents ont dit : « C'est fini de rire ■ / » Pour les autres, cette mort a été un événement, un des grands événements de l'humanité; ils en ont presque fait un triomphe, car la librepensée se console et triomphe de tout; elle se couronne de lauriers, même dans ses banquets funèbres.

Sur le registre mortuaire ouvert près du cadavre, les noms se sont immédiatement entassés pêlemêle; néanmoins, dans ce pêle-mêle il est aisé d'établir des catégories, assez diverses et assez semblables. Elles se résument en quelques noms plus saillants : les noms d'une légion de juifs, celui de M. de Freycinet, celui d'Hyacinthe Loyson. Il devait en être ainsi. Ce défunt devait recevoir tout d'abord ces hommages, ou ce châtiment, posthumes: les héritiers des déicides du Calvaire, le huguenot premier ministre d'un gouvernement d'athées et de francs-macons, le prêtre renégat de la chasteté et du Credo catholique, avaient là leur place marquée : ils y étaient chez eux. Eux et Renan, ils ont, selon leurs moyens, t'ait la même œuvre: ils n'ont qu'un même but. chasser Jésus- Christ de la France, le tuer dans les âmes, et pervertir les âmes chrétiennes. Après ces noms, viennent ceux qui représentent l'Université et sa

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