‹ L'Apotre Paul: esquisse d'une histoire de sa PenséeChapitre 3 sur 30 · Séjour de Paul à ÉphèsC; Epilre aux Galales · texte numérisé non relu

Séjour de Paul à ÉphèsC; Epilre aux Galales

57 (avant la Pentecôte). D'Éphèse, V^ lettre aux Corinthiens,

V^ période. 57 (automne). De Macédoine, 2« lettre aux Corinthiens, 57-58 (hiver). Paul à Corinthe. È -pitre aux Romains,

58 (Pentecôte). Paul prisonnier à Jérusalem.

(58-60 Captivité de Ccsarée. Epîtres à Philémon^ aux Cvlossiens^ aux Éphésiens.

» ,,v..««u., 60 (automne). Départ pour Rome.

i 61 (printemps). Arrivée a Rome. ) Epître aux f 63 (id.) Fin du récit des Actes, j Philippiens,

? Les trois épîtres pastorales. Authentiques ou non, elles tombent de toute nécessité en dehors du cadre connu de la vie de Paul.

Les origines de la pensée de Paul.

Les origines de la pensée de Paul se trouvent liées à ces trois faits : au pharisaïsme d'où il est sorti, à TÉglise chrétienne où il est entré, à la conversion par laquelle il est passé de l'un à l'autre (Gai. I, 13).

De ces faits, le premier à considérer est l'existence de l'Église. On a trop publié qu'il existait avant Paul une communauté chrétienne, à laquelle il s'est joint après l'avoir persécutée avec rigueur. Cette conversion, qui ouvre dans sa vie une ère nouvelle, est donc en même temps le nœud qui le rattache étroitement au christianisme primitif et nous obUge à chercher, au-delà dç Paul même, l'origine première de sa pensée.

Cette conversion a marqué un moment décisif dans le développement de l'église apostoUque. Quelque imprévue qu'elle ait pu être, il faut bien avouer qu'elle arrive merveilleusement à son heure. A un autre moment, elle n'aurait pu avoir ni la même signification, ni les mêmes conséquences. On ne la saurait comprendre ni plus tôt, avant la mort d'Etienne,

ni plus tard, après l'inauguration des missions parmi les païens. Mais, à l'endroit où elle se présente, elle nous apparaît comme le fait le plus grave de ce premier âge et elle se relie si étroitement au passé qu'elle couronne et à l'avenir qu'elle inaugure, qu'il n'est pas permis de la considérer hors de cet enchaînement historique.

C'est bien dans cet enchaînement, en effet, et avec cette importance décisive, que le récit du livre des Actes nous la présente. Quand on suit la marche de ce récit avec quelque attention, on y distingue trois moments qui, par leur succession logique, constituent dans le sein de la première communauté chrétienne un progrès intérieur, dont la conversion de Saul est le terme et la conclusio^i naturelle.

I. Au premier moment correspondent les cinq premiers chapitres. Le judaïsme et le christianisme sont encore intimement unis et mêlés dans la foi des premiers chrétiens. Actes I-V: Union de V esprit chrétien et de la tradition juive,

II. Le second moment est marqué par l'épisode d'Etienne. Le conflit entre le principe juif et le principe chrétien, latent jusque là, éclate de la manière la plus violente dans le discours et la mort du martyr. Actes VI-VII : Lutte ouverte entre les deux principes ,

III. La conversion de Paul est le troisième moment. Le conflit entre les deux principes que la force brutale n'a point résolu, se termine dans l'âme de Saul le Pharisien par la négation radicale de l'un et l'affirmation triomphante de l'autre. Actes IX: Triomphe du principe chrétien.

Telle est la marche progressive du récit de Luc. C'est dans cette suite historique, et sous cette lumière, qu'il convient de placer et d'étudier le grand fait qui fît de Saul l'apôtre des Gentils.

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