WERNLE, Die Anfänge..., p
de gage et prémice du x épanouissement de He vie EL Il: marque enfin les FAR 2 la si
: Quand on réfléchit, on voit qu “il était nécessaire que, de Jésus à Paul, le christianisme subit. l’évolution que. nous venons de retracer. Nous avons vu comment s'était formée la christologie de Paul; son origine était liée à ne origine même de sa foi, d’une manière si intime, qu ‘le devait nécessairement occuper dans son Évangile une place fortimportante. Il était impossible que Paul préchât . le salut, sans le présenter comme l’œuvre accomplie par - … le Christ. Son esprit, d'autre part, était tellement systé- … matique, qu'il ne pouvait se borner à établir entre les. deux faits une relation tout extérieure, mais qu'il devait " les unir profondément par une relation de cause à effet, et établir une christologie systématique, conséquence : de sa sotériologie. Enfin l’apôtre a considéré l'ensemble 1 . des croyants, non plus seulement comme un groupement d'individus, mais comme formant une réalité R Lbordie supérieur, l’Église, identifiée par lui au corps … du Christ et s'établissant et se maintenant par deux rites. sacramentaires, le Baptême et la Céne. | Deux causes nous paraissent donc avant tout avoir. déterminé l’évolution du christianisme de Jésus à Paul : ‘d’une part, la différence des temps et la perspective a “ “ culière que devait prendre l'Évangile, pour des gens qui lenvisageaient toutentier au point de vue delamortetde la résurrection du Christ; et de l’autre, le puissant esprit svstématicien de l’apôtre Paul, qui, le premier, copRE
CONCLUSIONS‘ ‘ SL l'Évangile non seulement en croyant, mais aussi en théologien. |
Quant aux idées juives, nous ne pensons pas qu’elles aient eu sur cette évolution une influence notable. Le
rôle du judaïsme ici est secondaire, bien que fort important encore à certains points de vue. Il consiste d’abord. en ceci, qu'il a formé l'esprit de l’apôtre Paul : c’est le pharisaïsme qui a fait de lui un théologien, son influence formelle à été capitale. Au point de vue matériel, le judaïsme a fourni à Paul les éléments juridiques qui tiennent une si grande place dans sa théologie, mais ceci ne nous paraît pas être de première importance, car ce quiimporte surtout, c’est l’activité systématique de l'esprit, ce ne sont pas les matériaux qu’il emploie. :
À côté de cela, il faut vraisemblablement attribuer une certaine influence aux idées grecques relatives aux mystres; il est malheureusement impossible de préciser sur ce point.
S'il fallait résumer d’un seul mot le jugement que nous avons exposé dans les pages qui précédent, nous dirions volontiers que ce qui caractérise le paulinisme et ce qui le distingue de l’enseignement de Jésus-Christ, c'est quil est une théologie. La théologie en effet n’est pas l'Évangile dans son essence, elle n’est pas le salut réellement offert à l'homme, mais elle est une réflexion sur l'Évangile et sur le salut qu'il apporte. Par sa nature même, elle ne pouvait appartenir à l’époque de la création du christianisme; elle ne pouvait apparaître que dans la période de consolidation et de propagation. Jésus n’a pas
été, il ne pouvait pas être théologien, parce que l'œuvre qu’il avait à accomplir était plus haute que la théologie: Paul, au contraire, a été théologien, il a été le premier théologien chrétien’.
1. H. Hortzmanx (Neutestamentliche Theologie, I, p. 1) dit: « Paulus hat