CARE VOTES
; son espérance de he Pole cton me morts, qu u’il est main- ar tenant mis en jugement. Malgré la brusquerie de la tran- : sition, la suite des idées est facile à établir. Ce qui motive ; la mise en jugement de Paul, c’est son christianisme, c’est-à-dire sa foi à la résurrection de Jésus-Christ, inisé-
parable de la foi à la résurrection générale. Or cette foi, ce qui l’a fait naître en Paul, c’est l'apparition qu'il a eue __ surle chemin de Damas. ; % La narration de cet événement commence par un bref résumé des persécutions dirigées par Paul contre les … chrétiens, puis vient le récit dela conversion proprement dite. Au milieu de la journée, Paul approchant de Damas voit une lumiére qui descend du ciel et qui l’entourelui M ét ses compagnons : tous tombent à terre. Paul alors Û - entend une voix qui lui parle en hébreu : « Saul, Saul, de dit-elle, pourquoi me persécutes-tu'? » et elle ajoute : «Ilte serait dur de regimber contre l’aiguillon. » À une question de Paul, la voix répond : « Je suis Jésus que tu
persécutes. » Un développement vient ensuite, dans lequel le Christ dit à Paul qu'il la mis à part pour être témoin des choses qu'il a vues:et de celles qui lui seront encore révélées dans la suite, et pour annoncer l’Évangile aux païens afin qu'ils soient sauvés par la foi en Christ. Paul déclare, en terminant son discours, qu’il n’a pas été - sourd à l'appel du Seigneur, et rappelle son activité __ missionnaire à Damas, à Jérusalem et dans toute la L. Judée.
Bornons-nous, pour le moment, à constater que dans ce récit manquent deux épisodes que nous rencontrons
1. Le texte dit frovca. Paul est donc vraisemblablement seul à en- tendre la voix.
(ni ou Ÿ F@ HN xt
; dire les récits À et B: a cécité de Paul et l intervention
d'Ananias.
L'idée que l’auteur du récit C se fait de la conversion . |
Paul est de tous points identique à celle que se faisaient les auteurs des récits À et B. Nous pouvons cependant voir ici d’une manière plus précise que dans les deux autres récits, le point principal sur lequel a porté la transformation qui s’est faite en Paul. Lui-même dit que c’est à cause de son espérance relative à la résurrection des morts qu'il est mis en jugement (26, 6;). Ce n'est certainement pas de la croyance générale à la résurrection qu'il s’agit, car alors ce n'aurait pas été Paul,
mais tout le parti pharisien qu'il aurait fallu poursuivre.
Il ne peut être question ici que d’un point, par où la foi paulinienne à la résurrection se distinguait de celle des pharisiens, c'est-à-dire de l’idée que la résurrection des morts est inaugurée par celle de Jésus-Christ.
Nous avons maintenant à nous demander s’il existe
entre ces trois récits, À, B, C, une parenté, et de quelle
nature elle est. Il suffit de jeter un coup d'œil sur ces trois textes, pour se convaincre de la fausseté de l’hypothèse de Schleiermacher d’après laquelle ils seraient indépendants l’un de l’autre ‘et pour reconnaître qu'il ya lieu d'adopter la manière de voir de Zeller *d'après laquelle ces trois récits dépendent l’un de l’autre. Sans entrer ici dans le détail, bornons-nous à relever quelques faits; non seulement la marche des récits est la même, mais encore les paroles prononcées par Paul et son mystérieux interlocuteur sont à quelques mots près
1. SCHLEIERMACHER, Etnleitung in das Neue Testament, Berlin, 1845,
DRASS: