PFLEIDERER, Das Urchristentum
| Fa coxvenston DE PAUL.
ee de Paul a de souvent traitée, et diversement résolue". F4 n’est pas nécessaire de la reprendre entiérement ici. Bor- : nons-nous donc à examiner à ce point de vue le récitde la conversion de Paul. Nous remarquerons d'abord qu’en tous cas les épîtres ne sauraient être la seule source de ce récit, car aucune d'elles n'indique ni le lieu ni les circons- | tances de la conversion. Une autre ohservation permet __ d’écarter complétement l’idée d’uneutilisation des épitres | par l’auteur des Actes. L'apparition du Christ à Saul est, dans son récit, présentée en termes extrêmement vagues | et obscurs. Un lecteur très attentif seul peut s’apercevoir d que pour l’auteur de ce récit, Christ est bien apparu à Paul. Peut-on croire qu’il en serait de même si l’auteur s'était inspiré de textes dans lesquels Paul dit très clairement : J'ai vu le Seigneur ?? Nous avons donc deux récits indépendants de la conversion de Paul. Leur accord nous permet de considérer comme fidèle l’image qu'ils nous présentent. | Nous avons vu que, d’après l’un et l’autre de ces textes, ‘ la conversion de Paul a été subite, cela ne veut pas dire ‘ qu’elle n’a pas été précédée d'une longue période de préparation. Nous n'avons malheureusement aucun ren-
Ce
1. SABATIER, L'auteur du livre des Acles des Apôtres a-t1l connu et utilisé. dans son récit les épîtres de saint Paul ? (dans Bibliothèque de l'École des Hautes Études, Sciences religieuses, 1, Paris, 1889,pp. 205-229) soutient par de très Æ fortes raisons que l’auteur des actes a ignoré les épîtres de Paul; voir en À ; particulier sur le point qui nous occupe ici, pp. 211 ss.
2. ZABN, Einleitung in das Neue Testament, 2° éd. Leipzig, 1900, IT, p.411.
3. Nous ne croyons pas devoir prendre position dans la controverse
qui s’est élevée entre théologiens de tendances différentes (HoLsrEN et
- BEYSCHLAG, p. ex), au sujet de la nature exacte du phénomène qui s’est
produit sur le chemin de Damas, car il faudrait pour cela quitter le terrain
historique. Aussi bien ce qui importe, ce n’est pas tant de savoir ce qu’a été ce fait mystérieux, que d en constater les conséquences.
; he où D avait a son à Fils en lui. Il n’en reste
pas moins possible que tout un travail accompli dans les profondeurs de la conscience du pharisien ait préparé sa conversion. Il est même permis de considérer cette hyee pothése comme extrêmement vraisemblable. |