‹ L'apôtre Paul et Jésus-ChristChapitre 26 sur 111 · Ari cité) p · texte numérisé non relu

Ari cité) p

il sait qu’il sont douze (I Cor., 15, 5 ;), il nomme à plusieurs reprises Pierre ou Céphas (Gal., 1, 18; 2, 7. 8. 9. REA T3 3.20):0 5 153 J'étllean (Gaz:

2,9;); mais il donne peu de détails sur eux et sur leur activité, il semble bien toutefois qu'il ait connu un récit quelconque de leur vocation, car pour établir le droit des missionnaires à être entretenus par les communautés dans lesquelles ils travaillent, il cite une parole prononcée par Jésus au moment de l'envoi des soixante-dix dis- Gples Cl Gor 9,14: cf Luc 10, 7: Math, 10, 10:)4 Certains auteurs ont cru trouver une allusion à la pauvreté de la vie de Jésus-Christ dans un passage de la seconde épitre aux Corinthiens, où Paul dit : « Connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, qui pour vous s’est fait pauvre, étant riche » (IL Cor., 8, 9;). Ces auteurs pensent que Paul songe ici à la pauvreté extérieure de la vie du Christ”. Feine va même jusqu’à reconnaître dans ce passage une allusion 4 la parole de Jésus : «Les renards ontdes

taniéres et les oiseaux du ciel ont des nids, mais le Fils

de l’homme n’a pas un lieu où reposer sa tête » (Math. 8, 20;). Mais cette interprétation ne nous paraît pas légitime. La pauvreté du Christ n’est pas.la misère dans laquelle il a vécu, car si l’on interprète ainsi le mot érscyeuser, 1] faudrait interpréter de même les mots mhoisos &v et admettre qu’à un moment donné de sa vie terrestre, Jésus possédait des richesses dont il s’est volontairement dépouillé. De plus, Paul continue en disant que si Jésus s’est fait pauvre, « c’est afin que vous deveniez riches par sa pauvreté. » Or ce ne sont pas des trésors matériels

1. Il ne nous parait pas légitime de conclure de là, comme le fait NôsGEn (arl. cité, p. 60), que Paul a connu l’envoi des 70 disciples. 2. FEINE, ouv. cité, p.295; NÔSsGEN, art. cité, p. 59; DRESCHER, ouv. cilé,

ECTS PREMIÈRE PARTIE. — LES FAITS | nr ;

FH

Fa

que Paul promet aux Corinthiens, c’est un enrichis-

sement religieux. Il faut donc admettre que la pauvreté

dont il est question ici, c’est l’abaissement volontaire du Christ qui, d’être céleste, s’est fait homme Fous le salut

de l'humanité.

Sur un point important, l'institution du baptême, on

peut indirectement tirer des épîtres pauliniennes des ren- seignements plus précis et plus sûrs que les indications

extrémement suspectes de l'Évangile de Matthieu (Math., 28, 19.20;)'. Il nous paraît en effet probable que Paul a connu une institution du baptême par le Christ, ou que du moins il a couvert, d’une manière quelconque, ce rite, de l’autorité du Christ”. La première épître aux Corinthiens nous montre que tout en ayant pratiqué lui-même le baptême, Paul ne considérait pas que baptiser était sa fonction essentielle. A Corinthe, en effet, dans une Église qu'il avait fondée, il n'avait baptisé que Crispus, Gaius et la maison de Stéphanas, ne se souvenant même pas s’il avait baptisé quelque autre personne. « Christ, écrit-il, ne m'a pas envoyé pour baptiser, mais pour prêcher l'Évangile » (I Cor., 1, 17:;)°. Il ne faudrait pas conclure de là que Paul considère le baptême comme un rite humain et sans importance. S'il en avait été ainsi, il

1. Nous ne parlons pas de Marc, 6, 15.16; parce que ce passage dépend certainement de Mathieu.

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