PARET, art. cilé,p
3. DRESCHER (ouv. cité, p. 28) veut établir par ce passage que Paul a connu l'institution du baptême par Jésus-Christ. « Ces paroles, dit-il, donnent l'impression que, si Christ n’a pas envoyé précisément l'apôtre, il a envoyé d’autres gens pour baptiser ». Cette manière de raisonner est inadmisible. Paul parle quelque part du pouvoir que Dieu lui a donné pour édifier et non pour détruire (II Cor., 13, 103). En raisonnant comme le
fait DRESCHER, on conclurait que Dieu a donné le pouvoir de détruire à d’autres qu’à l’apôtre.
GE QUE PAUL coNNAÏT DE LA VIE ET D2S PAROLES DE JÉSUS 79.
ne l’auraiten effet pas toléré, mais l'aurait compté ni !
CeS aobevÿ al TTwyAa cToryEla QU il combat si vivement dans l'é épitre aux Galates (Gal., 4, 9;). Le fait que Paul ne fulmine pas l’anathème contre le baptême prouve à lui seul
qu’il lui reconnaît une certaine légitimité”. À cette preuve
négative, on peut ajouter une preuve positive tirée de la place qu’occupe le baptême dans le langage symbolique de l’apôtre (Rom. 6, 3 ; I Cor., 12, 13 ; Gal., 3, 27;). Tout cela nous permet de dire qu’il est infiniment probable que Paul a appuyé de l'autorité de Jésus-Christ la pratique du baptême, mais il nous est naturellement impossible de préciser la manière dont il le faisait.
Nous arrivons maintenant à la partie de la vie de Jésus qui nous est le mieux connue par les épîtres de Paul. Nous voulons parler de la période de la passion. On sait que la prédication de « Jésus-Christ crucifié » occupait
une place centrale dans l’enseignement de l’apôtre (I Cor, 2,2;). Cette prédication devait certainement faire une large place aux récits de la mort et des souffrances du
Christ. C’est ce qui ressort avec évidence de ce que Paul écrit aux Galates : « O Galates insensés, qui vous a ensorcelés, vous devant les yeux de qui Jésus-Christ a été représenté crucifié ? » (Gal., 3,1 ;) Ici nous n'avons plus affaire seulement à des allusions plus ou moins obscures et laissant toujours une certaine place à la discussion, au contraire, les allusions sont très concrètes et très précises. D'une manière générale, la mort du Christ apparaît à Paul comme un acte d'obéissance. « Il a été obéissant jusqu’à la mort, écrit Paul, jusqu’à la mort de la croix » (Phil., 2, 8;). En même temps, cette mort est un acte d'amour pour l'humanité. « Un est mort à la place de