Témoin les explications embarrassées de I Cor
LE PÉCHÉ AUESS
plus redevable qu'a Dieu pour lequel il doit porter des fruits (Rom., 7, 4;)'. La libération à l'égard de la loi implique la libération à l'égard du péché. « Lorsque nous étions dans la chair, dit en effet Paul, les passions des péchés agissaient dans nos membres par la loi, pour que nous portions des fruits pour la mort » (ëre yo fuev Ev <% capri, Ta mabiuara Tüv apapriüv ra Di ToÙ yéou Évnpyetto év rois puékecu Auoy els 7 xapmopopiou 7 Oavérd, Rom., 0 si Le passage est obscur. Paul heureusement l'explique dans la fin du chapitre, parce qu'il tient à repousser une conclusion que lon pourrait être tenté de tirer de sa thèse, et que ses adversaires en avaient vraisemblablement tirée. Si la loi produit le péché, pourrait-on être tenté de dire, ne faut-il pas en conclure que la loi est péché? (é véuos duaprix; Rom, 7, 7;) Paul repousse cette idée avec indignation. Le rôle de la loi n’est pas d’engendrer le péché, mais de le rendre manifeste, La convoitise aussi n’existerait pas si la loi n’avait pas dit : « Tu ne convoiteras point ». Cela ne veut pas dire que sans la loi les dispositions psychophysiologiques qui constituent laconvoitise n’existeraient pas, mais que la convoitise n’existerait pas en tant que péché conscient et voulu, et en tant que transgression d'un commandement de Dieu. Ainsi la loi ne crée pas le péché, mais provoque la transgression, elle est une occasion, un prétexte de pécher (ésoæuñ). Paul conclut son affirmation en disant qu’en dehors de la loi, le péché est mort; il veut dire par là, non pas qu’il n'existe pas, mais
1. Nous avons dans ce passage, Rom., 7, 1-4 ; un exemple bien curieux de ce raisonnement rabbinique, qui s’attache aux mots plus qu'aux idées. « La femme, dit Paul, est liée par la loi à son mari vivant. Celui-ci mort, elle n’est pas adultère si elle se donne à un autre ». Paul applique ce principe au chrétien qui meurt avec Christ, sans tenir compte de ce fait, que dans l’exemple invoqué par lui, ce n’est pas l’homme qui meurt, mais la femme dont le mari est mort qui est libérée de la loi.
RE
* Ç ST Mo Fe a D SR er > 5 SRE 0 ENT Rs Et À à