Le péché et la rédemplion, p
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une autre volonté qui est celle de l'esprit? Il y a plus.
L'existence de cette volonté à côté de la volonté de la
chair n’est pas une simple hypothèse de notre part; elle
résulte directement du conflit intérieur dont Paul nous
parle dans l’épitre aux Romains (Rom., 7, 15-25 ;).
Quant au passage Rom., 7, 18;, nous ne croyons pas
qu’il ait nécessairement le sens que Ménégoz lui donne.
Quand Paul écrit & ot et qu'il ajoute roùr’ Zouv &v 17 apré
po, rien ne prouve qu’il donne simplement un équivalent du terme 2 20. Au contraire, il nous paraît vraisemblable que, si pour lui le moi et la chair avaient été identiques, il n'aurait pas songé à le dire ici. Nous croyons que si Paul ajoute l’explication qui nous occupe, c’est qu'il a voulu préciser en quelle partie de son moi habitait le péché. Le texte nous paraît donc démontrer que la chair fait partie du moi, mais non qu’elle est identique au moi. Il est vrai qu’on peut répondre que si Paul ajoute ici « c’est-à-dire dans ma chair », c’est pour montrer qu’il songe à son moi naturel et purement humain, en opposition avec le moi pneumatique résultant de la justification du pécheur. Le dualisme dès lors ne serait pas primitif, mais serait la conséquence de la création de la vie divine en l’homme. Cette explication nous paraît soulever de graves difficultés. La première est que dans la conclusion qui nous occupe, c’est à la grâce de Dieu par Jésus-Christ, que Paul fait appel pour sortir de cet état de conflit intérieur qui le torture. Il n’est donc pas vraisemblable que ce conflit ait été créé par cette même grâce. De plus, il ne nous paraît nullement démontré que le msi soit pour Paul exclusivement la vie divine créée en l'homme. L'existence d’un zveiux humain naturel nous paraît résulter d’une manière nécessaire du passage où Paul déclare : « L'esprit rend témoignage à notre esprit