LIETZMANN, Der Menchensohn, Fribourg, Leipzig
3. WELLHAUSEN, Des Menschen Sobn dans le 6° volume des Skixxen und Vorarbeiten, Berlin, 1899, pp. 187-215.
Le Gr ARR
€ homme », mais « Fils de l’homme »'. Nous ne pouvons songer à prendre position dans ce débat philologique ;retenons-en seulement que le termearaméen, «Fils de l’homme », n'est pas, de l’avis d’un juge compétent, une impossibilité philologique comme l'avait soutenu Lietzmann. Aussi bien, la question ne nous paraît pas être exclusivement du domaine de la philologie. S'il est démontré que le terme de Fils de l’homme a bien été employé dans la littérature juive pour désigner le Messie, il sera prouvé par là même, que ce terme a dû exister en ar. méen avec son sens particulier. Or cette démonstration, il ne nous paraît pas impossible de la fournir. Voici en effet ce qu’on lit dans le livre de Daniel : « Je regardais pendant mes visions nocturnes, et voici, sur les nuées du ciel arriva quelqu'un de semblable à un fils
et on le fit approcher de lui. On lui donna la domination, la gloire et le règne et tous les peuples, les nations et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et son règne ne sera jamais détruit » (Dan.,7, 13. 14;). Les allusions que font à ce passage le livre d'Hénoch (46, 1. DST O2 USE 7 OU TA GUEST 169) 2679/70/20 170 TPE 71, 17;) et le IVe Esdras (13;), prouvent que les exégètes juifs des environs de l’ère chrétienne reconnaissaient le Messie dans le « semblable à un fils d'homme » du livre de Daniel. Le terme de Fils de l’homme a donc été employé pour désigner le Messie; mais il faut remarquer, comme l’a démontré Dalman, que l’usage de ce terme dans ce sens a toujours été rare, et que le « Fils de l’homme » n’a jamais été une dési-