DALMAN, Die Worte Jesu, p
gnation courante du Messie. C’est donc un terme par lequel Jésus pouvait exprimer sa conscience messianique, tout en la dissimulant en quelque mesure‘. L'examen de l'emploi de cetteex pression dansles synoptiques nous conduit au même résultat. C’est un terme auquel les évangélistes attribuent une valeur propre. Ils ont dû l’emprunter au judaïsme, car on ne le rencontre pas dans les textes pagano-chrétiens. Ce terme devait avoir pour Jésus quelque chose de volontairement obscur. Il est possible que, dans un passage au moins, il signifie simplement homme. Dans sa première discussion avec les Juifs, à propos du sabbat, Jésus dit : « Le sabbat à été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat, aussi le Fils de l’homme est maître du sabbat » (Marc, 2, 27. 28; par.). Il faut remarquer que l'argumentation de Jésus tend à justifier une violation du sabbat, non par lui-même, mais par ses disciples, et que la conclusion que l’on attend à son raisonnement est que tout homme est maître du sabbat; il est donc possible que le Fils de l’homme, ce soit ici l'homme en général. Il faut toutefois reconnaître que cette interprétation est loin d’être certaine. H. Holtzmann* remarque avec raison que ce n'est vraisemblablement pas sans cause que l’évangéliste a traduit les expressions employées par Jésus, par dvipures au vers. 27, et pat buèe roù évbpbrou au vers. 28. Suivant lui, Jésus couvre dans ce passage, de son autorité messianique, la transgression du sabbat par ses disciples. La question n’a d’ailleurs qu'une importance secondaire. En tous cas, le fait même qu’elle se pose prouve à lui seul que le terme de Fils de
1. H. Hozrzmanx, HC, L, 1, p. 53, appelle ce terme ein Messiastitel, der eine Art von Stillleben geführt xw hahen scheint, bevor Jesus 1hn aufnabm und mit Vorliebe gebrauchte.