‹ L'apôtre Paul et Jésus-ChristChapitre 74 sur 111 · Jesus Christus und Paulus, p · texte numérisé non relu

Jesus Christus und Paulus, p

2. PFLEIDERER, Der Paulinismus, 12%: H. HoLïzmanN, Neuleslamenthche Theologie, I, 87.

passage christologique de l’épître aux Philippiens est très

précis sur la préexistence; Paul dit que Jésus « existant

en forme de Dieu, s’est abaissé et a pris la forme de ser-

viteur » (Phil., 2, 6-7;). Nous aurons l’occasion de reve-

nir sur ce développement, bornons-nous pour le moment

à constater qu'il constitue une affirmation très nette de la “ préexistence”.

Les deux notions de filialité divine et de préexistence

que nous venons de rencontrer chez Paul, indiquent l’une et l’autre qu'il y a entre Dieu et le Christ un rapport particulier, différent de celui qui existe entre Dieu et les autres hommes. Cette même idée peut revêtir une autre forme : l'affirmation qu'il y a en Christ quelque chose de divin. C’est là un point auquel il convient de nous arrêter. L'idée qu'il y a quelque chose d’unique en Christ, résulte du parallèle entre Adam et Jésus-Christ. Il n’est sans doute question dans le développement Rom, s”, que de l’obéissance du Christ, et non de son essence, mais pour que le Christ ait pu obéir et briser par là la puissance du péché, il faut qu'il n’ait pas été lui-même soumis à sa loi, en d’autres termes, il faut qu'il ait été un être différent des autres hommes. Un autre passage de la même épiître semblerait au premier abord devoir résoudre d'une manière très simple le problème des rapports de Dieu et du Christ. Parlant des Israélites, l’apôtre dit que c’est de-leur race que le Christ est né quant à la chair, et il fait suivre la mention du Christ de cette doxologie :

1. L'épitre aux Colossiens appelle le Christ : le premier né” de toute la création, et dit que c’est en lui que tout a été créé sur la terre et dans les cieux (Col., 1, 15-16 ;).

2. Nous laissons de côté le développement de l’évitre aux Corinthiens où rien n’indique que le Christ est l’homme céleste avant plutôt qu’après son ministère.

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