LA SOTÉRIOLOGIE | JE DORE
| plusieurs reprises cette orne « Le | Juifd di ét Fons se : suite le Grec » (Rom. ke 16; 2; 9. 10. 1: Paul affirme que
la circoncision ne sert de rien à qui n'observe pas la loi, et que l'incirconcision est imputée à circoncision au païen qui l’observe (Rom., 2,en part. : 28. 29 ;), maisil ne vou-
drait pas que l’on niât le privilège du Juifetl’utilité de |
la circoncision. Loin de là, il les qualifie de grands à tous égards (ro) xaxx rävra spérov. Rom., 3, 2;). D'abord, dit-il,
c'est à eux que les oracles de Dieu ont été confiés (Rom., 3, 23). L'énumération commencée s'arrête ici, car l’apôtre,.
entraîné par une digression, perd de vue son dessein primitif. Il revient ailleurs sur ce point, parlant de ses com-
patriotes, 1l dit : « Ce sont les Israélites, c’est à eux qu’appartiennent la filialité, la gloire, les alliances, la législa-
tion, le culte et les promesses : c’est à leur race qu’appartiennent les patriarches, et c’est. d’elle qu'est sorti le Christ pour ce qui regarde la chair » (Rom., 9, 5 ;). Quant
au motif de l'élection d'Israël, Paul n'en connaît pas d’autre que la libre grâce de Dieu (Rom., 9, 11-15;). Si
l’homme veut taxer d’injustice ce libre choix de Dieu,
Paul lui répond : « Qui es-tu pour discuter avec Dieu?
Le vase dira-t-il à celui qui l’a fait : Pourquoi m'as-tu fait ainsi ? « (Rom., 9, 20 ;). Mais Israël, le peuple élu de Dieu, a mérité d’être rejeté. Les Juifs avaient du zèle pour Dieu, mais non du zële éclairé, Ils ont méconnula justice de Dieu et ont voulu se tenir debout par leur propre justice; ils n'ont pas vu que Christ était la fin de la loi pour la justification de tous les croyants (Rom., 10, 1-4;). Cette incrédulité d’ailleurs, avait été annoncée longtemps à l'avance a Ésaïe par exemple CRom., 9, 27;). Dieu cependant n’a pas complètement rejeté son peuple, mais comme au temps d’Élie, il a mis à part un petit groupe dont le privilège n’est plus la loi,
. mais la grâce, et dont font partie ceux des Juifs qui ont
accepté la prédication de l'Évangile » (Rom., 11, 1-6;)..
Quant à la masse du peuple, elle a été rejetée au moins
provisoirement.
Pour exciter la jalousie de son peuple, Dieu a appelé
les païens; c’est ainsi qu'il avait dit dans le Deutéro-
nome : « J'exciterai votre jalousie contre un peuple qui n’est pas mon peuple. Je.vous irriterai contre un peuple inintelligent (Deut., 32, 21;). Ésaïe (Deutéro- -Ésaie)
avait aussi dit : « J'ai été trouvé par ceux qui ne me cher- chaient pas, je me suis manisfesté à ceux qui ne s'inquié-
taient pas de moi » (Ës., 6$,:1; ROM: 10,:19: 20:); Eat
chute d'Israël a étéainsile salut despaïens(Rom.,11,11;).
Frappé de ce fait, l’apôtre s’écrie : « Si leur chute a
enrichi le monde, et si leur appauvrissement a été la ri-
chesse des païens, combien plus leur épanouissement (rkfpwuæ). Si leur rejet est la Rédemption du monde, que sera leur réception, sinon la vie rendue aux morts? »
ACRom. AM Ces LS 5)
Il y a en effet une perspective de salut pour Israël. Elle repose sur la puissance de Dieu qui a rejeté Israël pour appeler les païens, et qui peut de nouveau appeler son :
peuple (Rom., 11, 23;). « Autrefois, écrit Paul aux Ro-
mains, vous étiez infidèles à Dieu, par leur incrédulité il vous a été fait miséricorde; ils ont été incrédules afin | qu’il vous soit fait miséricorde, afin que maintenant il leur soit fait miséricorde » (Rom., 11, 30. 31;). L'apôtre. croit à la rédemption finale d'Israël, parce qu’à la fin Israël reniera son incrédulité : « Je ne veux pas, frères, écrit-il, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne soyez pas orgueilleux de vous-mêmes. L'aveuglement d’une partie d'Israël durera jusqu’à ce que tous les païens soient entrés, | et ainsi tout Israël sera sauvé » (Rom., 11, 25;).
* Ailleurs l’apôtre présente les choses d’une manière un peu différente, en faisant des croyants les enfants d'Abraham, héritiers des promesses, membres du véritable Israël. Ces idées sont développées par Paul dans l’épitre aux Galates et dans l’épître aux Romains. Dans l’épitre aux Galates, Paul part d'un passage de la Genèse, où Dieu fait des promesses à Abraham et à sa postérité (Gal., 3, 16;). Le texte des LXX porte é rà omépuart so. Paul prend ce singulier pour point de départ d’un curieux raisonnement rabbinique. « Il n’est pas dit, remarquet-il, à-tes postérités (ui sois omépuasw), comme s’il s’agissait de plusieurs, mais il ne s’agit que d’un seul — à ta postérité — et c’est le Christ » (Gal., 3, 16:). Le chrétien uni à Christ devient par là même le véritable héritier des promesses (Gal., 3, 29;). Dans l’épître aux Romains, Paul raisonne d’une manière un peu différente. « Abraham, dit-il, fut justifié par Dieu, alors qu'il était encore incirconcis, et ainsi il est devenu le père de tous les incirconcis qui ont cru » (Rom., 4, 11;).