X PRÉFACE
fois. Je croyais le voir, le sentir; et, comme j'avais aussi le désir de l'entendre, je pris son Évangile, et j'entrai dans le cloître de Saint- Jean de Latran, afin de m'entretenir silencieusement avec lui.
Il serait difficile de trouver un plus beau lieu que cette enceinte claustrale , avec ses galeries de marbre, sa riche colonnade et le puits monastique que les religieux ont nommé le puits de la Samaritaine. Je ne sais plus combien de temps je demeurai à cette place, lisant et méditant. Mais je ne m'en arrachai pas sans un attendrissement dont je n'étais pas le maître. J'eus là une demi-journée dont je prie le Ciel de me garder éternellement le souvenir, et le soir même j'écrivais à mes amis de France que, si Dieu me donnait la force, je serais heureux d'essayer une histoire de saint Jean, et de revenir un jour en déposer l'hommage au même lieu.
De ces promesses je remplis la première. Il ne tiendra pas à moi que je ne remplisse la seconde.
Il m'a semblé, d'ailleurs, quïl ne pouvait y