‹ L'Appareil Suspenseur du FoieChapitre 10 sur 35 · AR GER · texte numérisé non relu

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par rapport au foie, nous réservant de revenir plus loin sur l'importance de leur rôle.

C'est l'estomac qui, dans certains cas, affecte avec le foie les rapports les plus étendus. Mais ceux-ci sont très variables, non seulement suivant les sujets, mais encore suivant les conditions physiologiques de vacuité ou de réplétion stomacale dans lesquelles on les observe. Il est des cas, et ils sont assez fréquents, où les rapports sont nuls, soit parce que l'estomac, s'étant laissé distendre, est situé très bas, alors que le foie a conservé à peu près sa situation, soit parce que le côlon transverse, pour une cause quelconque, comme celle que nous venons de citer, la chute de l'estomac, s'est interposé entre cet organe et le foie. Mais, à l’état normal, il n’en est pas ainsi, et le côlon est situé au-dessous de la grande courbure de l'estomac, dont la face antéro-supérieure vient se mettre au contact de la face inférieure du foie, mais de la moitié gauche de cette face seulement, ct seulement au niveau de sa partie antérieure. .

Le lobe de Spigel, en effet, qui s'avance vers la petite courbure de l'estomac fait saillie dans l’arrière-cavité des épiploons et il n'y a que la partie située en avant de cette éminence, c'est-à-dire une partie du lobe carré et de l'extrémité gauche de la face inférieure, qui repose sur l'estomac. Si l'estomac soutient le foie, ce que nous aurons à discuter plus loin, il soutiendra surtout la languette qui le termine à gauche et qui est déjà maintenue par le ligament triangulaire correspondant. Les conditions sont d’ailleurs tout à fait différentes, suivant que l'estomac est vide, rétracté et presque cylindrique, ou suivant qu'il est rempli par des aliments, ou distendu par des gaz.

Le duodénum répond à peu près au sillon transverse du foie. Il est solidement fixé à la partie profonde de l'abdomen, mais la surface qu'il offre comme point d'appui est en réalité à peu près nulle, et ne mérite pas qu'on en tienne compte. Encore faudrait-il décider si, loin de contribuer à soutenir le foie, le duodénum ne lui est pas, au contraire, suspendu par l'intermédiaire de l'épiploon gastro-hépatique.

Sous le duodénum le pancréas, assez loin du foie, n'ayant. avec lui que des rapports médiats, forme au-devant de la colonne vertébrale, une sorte de bourrelet transversal, saillant, solidement maintenu par les organes qui l'entourent. Il n'est pas à l'état nor-

mal en contact avec le foit, mais il est possible que dans certains

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cas, lorsque le foie s’abaisse, quelques-unes de ses parties et en particulier le lobe de Spigel viennent heurter la saillie du pancréas, et y trouve un obstacle suflisant pour entraver sa descente sinon, au moins un point d'appui d'une importance réelle.

La plus grande partie de la face inférieure du foie, depuis le lobe carré à la pointe du lobe droit, depuis le bord tranchant jusqu’au sillon transverse, repose sur le côlon et en particulier sur l'angle du côlon transverse avec le côlon ascendant. Mais nous doutons fort que ce rapport, très important au point de vue anatomique, le soit autant au point de vue physiologique et nous pensons, nous verrons plus loin pour quelles raisons, que l'influence du côlon comme organe de soutien est à peu près nulle, Appréciable peut-être lorsque les intesüins sont distendus par des gaz et que le côlon, distendu lui-même etne pouvant descendre est soulevé par eux, elle est à notre avis propre toujours insignifiante.

Bien plus, nous pensons même que la plupart du temps, et sans invoquer les adhérences pathologiques si fréquentes qui unissent la vésicule biliaire au côlon transverse, celui-ci ou plutôt l'angle colique sous-costal droit, loin de soutenir le foie, lui est au contraire, comme tout à l'heure le duodénum, suspendu par l'intermédiaire d’un repli péritonéal, ligament hépato-colique, qui souvent se confond plus ou moins avec celui que nous avons appelé le ligament hépato-surrénal. Cependant, s'il ne le soutient pas en réalité, l'angle da côlon doit offrir au foie, surtout lorsqu'il est distendu, une certaine résistance démontrée par la présence sur la partie antérieure de la face inférieure du foie, d'une facette qui lui correspond.

Il y a sur cette face inférieure, derrière la première, deux autres facettes, l'une moyenne, l'autre postérieure, ou plutôt postéro-supérieure, située qu'elle est près du bord postéro-supérieur du foie, au contact du feuillet postérieur du ligament coronaire.

La première, facette moyenne, correspond au rein ; la seconde, facette postéro-supérieure, à la capsule surrénale. Ces deux organes, qui d'ordinaire adhèrent fort peu l'un à l'autre, sont plongés dans une capsule cellulo-adipeuse lâche et presque fluide. Ils ne prennent nulle part de point d'appui bien net ni bien solide. La capsule surrénale, légère, est, il est vrai, soutenue par ses vaisseaux et de nombreux filets nerveux. Mais il n'en est pas de même du rein, souvent mobile. Fi A 6

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Cependant on ne peut nier qu'ils opposent à la descente du foie une résistance appréciable, dont le rein est parfois victime, puisque le foie. pressant sur lui, l’entraine. Mais la face inférieure du foie et la face antérieure du rein et de la capsule surrénale sont situées dans un plan extrémement incliné, presque vertical. En outre ces deux surfaces sont recouvertes par le péritoine et glissent par conséquent l’une sur l’autre avec la plus grande facilité, Et c’est pourquoi, ici encore, nous pensons que la résistance opposée au foie par le rein et la capsule qui le surmonte, comme celle que lui opposent les autres viscères abdominaux, n'est que bien peu de chose auprès de la résistance des organes qui le fixent au diaphragme par sa convexité, nous voulons dire les ligaments et la puissante veine cave.

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