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tombe presque de lui-même, ou que, toutau moins, de légères tractions suffisent à le détacher.
En dehors des ligaments que nous avons décrits, il n’y a donc que la veine cave qui contribue à maintenir le foie, et, en dernière analyse, c'est le diaphragme, et surtout le centre phrénique, qui supporte à peu près tout l'effort exercé par le poids du viscère. Cet effort se transmet intégralement aux organes qui soutiennent le centre phrénique et l’empêchent de s'abaisser pendant les mouvements
. d'inspiration. Le plus important, le seul, pour ainsi dire, car il ny à pas à tenir compte de l’æsophage qui adhère à peine au diaphragme par un faible faisceau musculaire, c'est le péricarde et avec lui les gros vaisseaux de la base du cœur. Le péricarde fibreux, tendon creux du diaphragme, doublé extérieurement et renforcé par les plèvres médiastines, adhérant solidement aux gros vaisseanx, au pédicule pulmonaire, envoyant des expansions fibreuses, de véritables ligaments, vers le sternum et la face profonde des cartilages costaux, vers la colonne vertébrale, vers la trachée, se continuant enfin vers le haut avec l'aponévrose cervicale moyenne, est très solidement maintenu à son extrémité supérieure et, pour ainsi dire, presque impossible à abaisser sérieusement. En bas, le péricarde se fixe sur le centre phrénique, circonscrivant une surface à peu près triangulaire sur laquelle repose le cœur. |
Presque au centre, bien qu’un peu vers la droite, en tous cas dans l'aire du péricarde fibreux, se trouve l’orifice de la veine cave, c’est-àdire le point où convergent tous les ligaments qui soutiennent le foie, le lieu où s'exerce le maximum d'efforts et où se produit, par conséquent, le maximum de travail. Ce point, excentriquement circonscrit par les insertions du péricarde, est donc situé au lieu le plus solide, le plus résistant, le plus diflicilement abaissable du diaphragme tout entier, et c’est en réalité le péricarde qui est, bien qu’indirectement, en même temps que le tendon creux du diaphragme, le véritabl ligament suspenseur du foie.
Nous aurons d’ailleurs l'occasion de revenir avec plus de détails sur ce point, lorsque nous étudierons la physiologie de l'appareil de . suspension du foie.
$ 3. — Le ligament ombilical et les viscères sous-hépatiques.
IL est encore un organe qui contribue dans une certaine mesure. en vérité assez restreinte, à empêcher l'abaissement du foie et à le maintenir dans sa situation. C’est le cordon de la veine ombilicale, encore appelé ligament ombilical, ligamentum teres. Il s'étend en effet très obliquement de bas en haut et un peu vers la droite, de l'ombilie à la veine cave à laquelle il adhère par sa partie supérieure.
Mais il gagne la veine cave en passant sous le foie, dans la gouttière profonde qui s'étend de son bord tranchant au sillon transverse, et qui, parfois transformée en canal, se continue par une gouttière semblable, étendue, à gauche du lobe de Spigel, du sillon transverse à la veine cave, au niveau de l'embouchure de la veine sus-hépatique gauche.
Dans cette seconde partie de son trajet, la veine ombilicale, il est vrai, change de nom, et prend celui de canal veineux d'Aranzi, qui désigne simplement la partie terminale du vaisseau, mais le cordon fibreux qui résulte de l’oblitération de ce canal, n'en continue pas moins le cordon de la veine ombilicale proprement dite. L'ensemble de ces cordons fibreux n’en forme donc qu'un seul, directement étendu de la veine cave à la demi-circonférence supérieure de l'anneau ombilical. |
Ce cordon, nous le répétons, traverse obliquement l'abdomen de bas en haut, d'avant en arrière et de gauche à droite. Son point d'attache à la veine cave étant solide, celle-ci étant, en outre, très fortement fixée contre la paroi profonde de l'abdomen, ce « ligament ombilical » présente un certain degré de tension, d'autant plus énergique que l’ombilic est plus proéminent, par conséquent, que le ventre est plus gros. Cette tension ira done en s'exagérant dans certains cas, lorsque, par exemple, la cavité abdominale sera remplie d'anses intestinales surchargées de graisse, où bien encore lorsque
l'abdomen sera distendu par une accumulation de gaz dans l’intérieur des intestins.
Le ligament ombilical est adhérent au foie qui lui est de plusieurs façons étroitement fixé. Il tient en effet à la veine cave qui s'attache elle-même au foie, il adhère intimement à la branche gauche de Ja veine porte, qui n'était autrefois qu'un rameau de la veine ombilicale maintenant oblitérée, et dont les parois, par conséquent, se continuent avec le cordon fibreux résultant de cette oblitération. Enfin il est appliqué contre le foie, au fond du sillon qui le reçoit, par le péritoine qui remonte sur les berges de ce sillon, en adhérant au tissu hépatique.
Dans nombre de cas, il traverse le tissu hépatique lui-même qui, entre le bord tranchant et le sillon transverse, unit les deux lèvres de
la gouttière en passant du lobe droit sur le lobe carré, et en trans-
formant ainsi la gouttière du ligament ombilical en un canal véritable, dont la longueur atteint souvent plusieurs centimètres.
Ces divers moyens d'union sont assez puissants, et le ligament ombilical est lui-même assez solide, pour que l’on puisse suspendre le foie par ce ligament, après l'avoir extrait de la cavité abdominale. Mais dans l'intérieur de l'abdomen, le foie n'est pas en réalité suspendu à ce ligament, comme il l’est à la veine cave. Le ligament passant obliquement sous le foie pour se rendre vers l’ombilic, la glande se trouve pour ainsi dire à cheval sur lui, en état d'équilibre instable il est vrai, puisque la partie droite pèse beaucoup plus que celle qui se trouve à gauche. Il y a donc là une condition anatomique tout à fait particulière, et que nous devions signaler puisque, en somme, elle entre pour une part, quelque faible qu'eile soit, dans l’ensemble des causes qui contribuent à maintenir le foie dans la situation qu'on lui connaît.
Sous le foie, plus ou moins bas, sont situés divers organes qui ont aussi une action, quoique faible, sur sa stabilité, et qui, à ce titre, doivent trouver leur place dans cette étude, Nous n'avons pas, bien entendu, l'intention de les décrire, ce qui serait fort long, mais sans intérêt et sans utilité. Nous n'entreprendrons pas davantage l'étude de la façon dont ces divers organes se maintiennent en place, ce qui nous entraînerait à un examen de tout l'appareil statique des viscères abdominaux, c’est-à-dire beaucoup plus loin que nous ne désirons aller. Nous voulons simplement et rapidement indiquer leur situation