‹ L'Appareil Suspenseur du FoieChapitre 15 sur 35 · HE · texte numérisé non relu

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Le ventre étant fermé, le rebord costal droit est circonscrit par des ‘ piqûres profondes,

Après ouverture du ventre, toujours en croix, on constate la trace des piqûres à 2 centim. en moyenne au-dessus du bord tranchant du foie, qui, par conséquent, dépassait d'autant le rebord des côtes. Les piqûres siègent exactement au niveau de ce rebord, et, par conséquent, la simple ouverture du ventre n'a rien changé dans la situation du foie. |

En relevant le bord inférieur avec la main on peut l'amener sans aucune difficulté sous les côtes où il disparaît tout entier.

Après enlèvement des intestins et déchirure de tous les ligaments, la veine cave restant seule, le foie bascule légèrement, son lobe droit descend de 3 ou 4 centim. tandis que le lobe gauche, au contraire, remonte un peu, En fait, le point fixe, la veine cave, reste immobile, En suspendant 10 kilogr. au duodénum, isolé de la paroi abdominale profonde et tenant au hile du foie, celui-ci descend à peine de 1 centim. Les tissus et les organes de l'épiploon gastro-hépatique se déchirent, mais le foie tient bon.

Une fenêtre quadrangulaire est alors pratiquée dans la paroi antérieure de la poitrine. Un poids de 10 kilogr. étant suspendu au foie, on voit le péricarde se tendre. Celui-ci ouvert en avant, la veine cave supérieure apparaît extrêmement tendue et très résistante sous le doigt qui la presse.

Le cœur étant enlevé par section au niveau des oreillettes, la paroi postérieure de celles-ci et en particulier de l'oreillette droite, se distend. La veine cave supéæ#icure et la veine cave inférieure semblent se prolonger l'une l’autre, très tendues toutes deux et vibrant presque sous le doigt.

Le poids étant porté à 15 kilogr. la tension s’accentue, mais rien ne bouge. Ce n’est qu'après la section de la veine cave supérieure et de la paroi postérieure du péricarde que le foie s’abaisse un peu, très peu. Il ne tombe définitivement que lorsque les parties latérales du péricarde fibreux ont été coupées, presque au ras du diaphragme.

La veine cave inférieure est intacte et n’est pas rompue entre le foie et le diaphragme, auquel elle adhère.

Expér. III. — Ilomme d'une quarantaine d'années, tuberculeux, très amaigri.

Suspension verticale, par le cou. Une large fenêtre est pratiquée en avant de la poitrine, Le cœur est enlevé et le diaphragme coupé cireulairement tout autour de l'orifice de la veine cave. Celle-ci n'adhère donc plus au centre du diaphragme, et ne peut, par conséquent, soutenir le foie.

De nombreuses piqûres horizontales sont pratiquées au ras du rebord costal droit.

L'abdomen est ouvert par une incision cruciale. Les piqûres souscostales montrent que le foie sur lequel elles sont bien visibles, descendait, le ventre étant encore fermé, à cinq centimètres environ au-dessous des côtes.

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