‹ L'Appareil Suspenseur du FoieChapitre 3 sur 35 · LYS · texte numérisé non relu

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Avant tout, je tiens à assurer de ma gratitude profonde, mon maitre le plus cher et le plus vénéré, le professeur Verneuil. I] sait déjà ma reconnaissance pour sa constante sollicitude et sa paternelle affection. Qu'il me permette de venir affirmer ici que c’est à lui que je dois le meilleur. de ce que je sais, la conviction que chez le chirurgien comme chez tous les hommes, avant la hardiesse et la dextérité qui font l'opérateur, avant même cette profondeur de vues qui fait le savant, la meilleure des qualités, la plus rare peut-être, c’est une inépuisable bonté. l

Je garderai le souvenir de l’année que j'ai passée auprès du pro- - fesseur Le Fort comme d'une des plus douces et des plus utiles de ma vie d'étudiant : Des plus douces, parce que la bonté, la bienveillance et la mansuétude de ce maître ne se sont pas démenties un seul jour ; des plus utiles, parce que sa grande expérience, sa vaste érudition et le charme de sa parole ont su m'intéresser à bien des questions qu'on a le très grand tort de trop délaisser aujourd’hui.

Le professeur Le Dentu a été mon dernier maître. Son affection m'a été précieuse ; plus précieux encore m'a été son exemple” 11 m'a montré qu'on peut trouver chez le même homme, à la fois les hautes qualités scientifiques qui faisaient la gloire de la vieille École française, et les qualités opératoires qui assurent le triomphe de la chirurgie contemporaine. Ù

Je n'ai été que l’externe de M. Legroux. J'aurais voulu pouvoir être son interne et l’approcher ainsi de plus près. L’extrême amabilité, la bonté véritable avec laquelle il m'a toujours accueilli, aussi bien dans son service que hors de l'hôpital, en font un des maîtres pour lesquels j'ai et j'aurai toujours le plus d'affection et de reconnaissance.

Seules, les circonstances m'ont empêché d'être l'élève de M. Landouzy. Mais l’affection qu'il m'a témoignée, je dirai même le dévoiment dont il a fait preuve dans des circonstances douloureuses font que, lors même que je voudrais le respecter comme un maître, je me sens incapable de faire autre chose que de l'aimer comme un ami.

Amis aussi, d’autres maîtres, qui véritablement se sont toujours, visà-vis de moi, montrés tels que je ne saurais les considérer autrement qu'avec une respectueuse affection : M. Deny, mon premier maitre dans l’internat, M. Gérard Marchant, MM. Jalaguier, Campenon, Bazy, Ricard, que je remercie tous ici de leur bienveillance constante.

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Je dois à M. Gérard Marchant une reconnaissance toute spéciale. 11 m'a généreusement fourni pour ma thèse conseils et documents. Je e remercie sincèrement de l'affection véritable qu'il m'a toujours Imontrée.

Je ne saurai passer sous silence M. le professeur Guyon, qui, en m'accueillant dans son magnifique service, avec une affabilité dont je le remercie du fond du cœur, m'a permis d'écouter ses fortes et substantielles lecons, d'assister à sa merveilleuse pratique et de pouvoir ainsi me dire quelque peu son élève.

Je n'ai fait que passer dans le service de M. le professeur Pinard. J'y suis resté assez longtemps pour y puiser de bonnes et saines notions d’obstétrique. Il m'a suffi de l'entendre parler et de le voir agir. J'ai retrouvé dans son service tout le charme d’une amabilité que je connaissais déjà.

Il y a peu de temps encore qu'un concours m'a conduit à l'amphithéâtre de Clamart, sous les ordres de M. Quénu. Je savais déjà la droiture de son esprit et l'indépendance de son caractère. Je sais, dès maintenant, qu'il est aussi jaloux de l'indépendance de ceux qui ont le plaisir de travailler sous sa direction que de sa propre liberté. Qu'il me permette de l’en remercier ici sincèrement.

Un mot enfin, et bien cordialement sympathique à Édouard Brissaud, qui pour beaucoup est un maître, et qui, pour moi, ne sera. jamais qu'un ami, parce que je le verrai toujours à travers sa complaisance, son affection, sa bonté véritable pour moi et pour tous les miens.

Quant au D' Paul Reclus, mon premier guide, mon soutien le plus ferme dans la dure vie des concours, il sait, sans que j'aie besoin d'ajouter encore à cette trop longue préface, que j'ai pour lui une affection presque filiale et une reconnaissance profonde.

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