‹ L'appel aux armes et la réponse canadienne-françaiseChapitre 21 sur 36 · LES CRITIQUES · texte numérisé non relu

LES CRITIQUES

A l’appui de cette doctrine et pour démontrer qu'il fallait en appliquer le précepte, j'ai invoqué des raisons qui s’appuient sur des faits concrets et sur des vérités psychologiques.

Les critiques, dans les correspondances ou dans la presse, sont surtout dirigées contre ces faits ou ces vérités que l’on conteste. Nous en examinerons quelques-unes, plus loin, en lisant les lettres de mes correspondants ; il y à cependant trois objections principales qui exigent peut-être une réponse plus générale, celles-ci :

1° Il n’est pas exact de dire que nous sommes seuls, nous .Canadiens-Français, à ne pas vouloir de la conscription:

2° Le point d'honneur n’est qu’affaire de sentiment, le devoir, c'est de vouloir le bien de son pays, d’abord, même au risque de se perdre de réputation ;

3° Il s’agit, pour nous, d’être non pas des Français, mais des Canadiens.

Voyons.

1° SOMMES-Nous SEULS ? ‘“ Poser une question, a dit quelqu'un, c’est souvent la donner”. C’est cette question qu'on me donne avec le plus d’entrain. Il ne s’agit pourtant, il me semble,

que de s'entendre sur les termes pour tomber d’accord sur le fait.

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