DANSE
Envisageons en toute réalité, ce qu'il adviendra si par erreur de diagnostic, on laparotomise le malade. Assurément le shock opératoire nullement négligeable à la suite d’une laparotomie, l’imprégnation chloroformique ou éthérée, la douleur et toutes les conséquences d’une semblable intervention ne sont nullement souhaitables pour mener à bien une infection éberthienne, témoin la malade de notre observalion IT qui succombait au surlendemain de l'opération. Néanmoins, M. Maurange! à publié une série d'observations par laquelle il relève cette incrimination exagérée ; en fait, le pronostic n’est pas aussi sévère qu’on le croit. Etant donnée la moindre résistance organique chez les typhiques, le bon sens clinique nous commande de ne pas provoquer encore un schock opératoire qui fait, certes, plus de mal que de bien! En réalité, ces cas sont relativement rares.
Enfin, quelle sera la conduite du médecin en cas où au cours d’une typhoïde avérée, s’intrique une appendicite intercurrente ?
La question soulève de nombreuses discussions! Sans nous perdre dans le détail, nous distinguons deux cas cependant dissemblables, croyons-nous.
a) Si les symptômes typhiques dominent toute la scène alors que les signes appendiculaires restent manifestement au second plan, il ne sera pas nécessaire d’intervenir car l’on sait que la dothiénentérie provoque souvent une hyperhémie passagère de l’appendice sans aucune gravité.
Autre chose serait le cas où les symptômes appendiculaires prennent d'emblée une intensité telle qu’on soupçonne une perforation imminente de l’appendice, 1l faut opérer séance
tenante ; l’indication opératoire devient ici formelle.