SITUATION RAPPORT
Rien de plus variable et de plus important à connaître, en pratique, que la situation de l'appendice. Rattaché an cæeum, l'appendice doit suivre cet organe dans a migration: il siégera donc: dans la fosse iliaque droite au niveau du détroit suvérieur, en plongeant par son extrémité libre dans la cavité pelvienne: au-dessus de la crête illiaque, dans la fosse lombaire droite, devant le rein, sur et sous le foie; enfin, à l’ombilie, à l'hypogastre, dans la fosse illaque gauche, et très souvent dans la cavité pelvienne. Dans ce dernier cas, il peut toucher et mème adhérer par son extrémité libre: au côlon pelvien, au rectum, à la vessie, à l'utérus, à l'ovaire, à la trompe et au ligament large.
Relativement au <æcum, au côlon ascendant et à l'extrémité terminale de l'iléon et du mésentère, l’appendice peut occuper Îles situations
suivantes :
(a) Sous cœcale: l'appendice pend au-dessous et généralement à gauche du cæcum. Quand celui-ci est situé sous le foie et affecte le typr: embryonnaire, l’appendice se dirige comme le cæcum qu'il prolonge transversalement de gauche à droite.
(b) Pré-cœcale: il se courbe en haut et en avant, passe sur la paru: antérieure du cæcum, soit transversalement de gauche à droite, soit verticalement en haut en suivant le bord in.rne de cette paroi.
(c) Retro-cœcele : l’appendice s courbe en haut et en arrière, pass derrière le cæcum et le côlon ascendant, tantôt intimement appliqué à leur paroi postérieure, tantôt libre et mobile; par son extrémité libre, i} se porte tantôt à droite vers le rein droit et le foie, tantôt à gauche ver: la face postérieure de l'extrémité terminale de l'iléon et du mésentère : souvent il contracte des adhérences avec ces divers organes.
(d) Latero cœcale : l’appendice eoutourne le fond du cæcum, mont: sur sa face latérale droite, ou se porte à gauche du cæcum et longe 12 portion terminale de l'iléon.
Quelle que soit la situation de l’appendice, il est tantôt libre et mibile, tantôt adhère à la paroi abdominale où à un viscère voisin. Quand i: est libre il est rattaché au cæcum, à l'iléon et au mésentère iléa, : deu\ ligaments, le méso appendice et le repli iléo-appendiculaire assez longs. en général, pour lui permettre de se déplacer dans tous les sens. 1! peut être appliqué et fixé: au péritoine de la fosse iliaque, au détroit supérieur, au flanc latéral droit de la cavité pelrienne ou à un des viscèree Peiviens, au péritoine prérénal, au mésentère, sur une des paroi: di “æecum et du côlon, postérieure surtout.
CONFIGURATION INTEF -
La cavité de lappendice forme le plus souveus un tube on canal cylindrique régulier, quelquefois elle présente un Ou deux rétrécissemente et des parties dilatées intermédiaires. L'orifice de communication avec le cæcum est plutôt exactement circulaire, tantôt étroit et plissé, tantôt, le plus souvent, évasé et infundibuliforme. Cet orifice est assez souvent muni d'un repli de la muqueuse, très has n'en-
fourant qu'une faible partie de la lutaière, à Ia facon d'une véritable
valvule. Celle-ci a été décrite par Weitbrecht d'abord, par Gerlach en-
“üite. D’après cet auteur, la valvule serait surtout apparente chez le
fœtus, il n’en rest rait plus que des vestiges dans l'âge avancée. Certains auteurs nient son existence. D'autres prétendent qu’elle est athol zique, et serait due à la pression mécanique exercée par le calcul
ontenu dans le canal appendiculaire sur ses parois. STRUCTURE.
L'appendice présente d'une façon générale la même etructure que Je gros intestin. La paroi appendiculaire épaisse de 4 mm. en moyenne est formée des quatre tuniques de l'intestin. La tunique séreuse adhère intimement à la musculaire par quelques faisceaux de ‘issu conjonctif qui pénètrent entre les faisceaux musculaires et arrivent Jusqu'au plan circulaire.
La tunique musculaire est très forte et très épaisse: le plan longitu-
inal est continu, mais ses fibres sont rares ou manquent complètement au niveau du bord mésentérique ou hile de l'appendice. A la base de l’appendice, ce plan se divise en trois bandes ou tœnia. Le plan circeaire est plus développé que le précédent ; ses faisceaux sont plus serrés les uns contre les autres. Entre les deux plans il existe des fibres musulaires à direction spirale; elles appartiennent à un des plans. Au -0mmet où au fond de l’appendice les fibre: musculaires se disposent ‘l'une façon spéciale; les fibres des deux plans se croisent, elles sont ‘omme nattées. La tunique celluleuse présente un grand nombre d’espâces ou vacuoles lympathiques, le plus souvent allongés ; on les trouve souvent près de la base des follicules clos.
La muqueuse est niée par certains auteurs chez l'adulte, elle est plus “paisse chez l'enfant et les sujets jeunes que chez les sujets plus âgés on ‘ile devient mince et lisse. Elle présente les mêmes caractères ct la même structure que sur le reste du gros intestin: un seul point mérile ‘e nous arrêter: c'est son appareil lymphoide. Celui-ci est formé par «n nombre considérable de follicules clos, qui ch ‘= tepin plus encore que chez l’homme, se présente sous forme d’une gran ique de Peyer. (hez le nouveau-né, les follicules sont nettement développés mais petits. (‘hez les enfants ils sont déjà si nombreux et si volumineux qu'ils ne aissent entre eux que des intervalles très étroits. La disposition typi-
ee, serrée des follicules se maintient jusqu’à l'âge de 20 à 30 ans. A
partir de ce moment, ils diminuent de volume et sont moins serrés ; leur forme change aussi: tandis que, chez les sujets jeunes, ils sont arrondis. un peu plus haut que larges, ils s'applatissent avec l’âge et la hauteur est réduite au 14 ou 14 de ce qu'elle était. Il s'ensuit que les follicules proéminent moins dans la lumière de l’appendice ce qui donne à la muqueuse l'aspect lisse que nous avons signalé chez l'adulte. La muqueuse peut s'amincir avec l'âge de moitié.