‹ L'appendicite, son traitement [microforme]Chapitre 4 sur 28 · VAISSEAUX DE L'APPAREIL CÆCAL · texte numérisé non relu

VAISSEAUX DE L'APPAREIL CÆCAL

Les artères du cæcum et de l'appendice viennent de l'artère iléocôlique, branche de la mésentérique supérieure. L'urtère iléoélique, située dans le mésentère, se dirige vers l'angle iléo-côlique; à une certaine distance au-deseus de cet angle (3 à 4 cm.) elle se divise ordinairement en quatre branches: une se porte à gauche le long de l'iléon, artère iléale; deux autres se dirigent en bas et en dehors et passent sur je “æcum, l’une en avant, l'autre en arrière: artères cæcales anisrioure et postérieure; la quatrième se dirige en bas et à gauche, p sx portion terminale de l'iléon pour longer ensuite l'appen ne tére appendiculaire. Le mode d'origine de ces artères pre. breuses variations. Souvent l'iléo-côlique se divise en deux + dont une donne naissance à l'artère iléale et à la cxcale antérieure, l’autre à la cæcale postérieure et à l'appendiculaire ; d'autres fois l'artère appendiculaire naît soit de la terminaison de ja mésentérique supérieure, soit de celle-ci et de l'iléocôlique par une double origine, L'artère cwcale antérieure se dirige vbliquement en bas et en dehors, et passe devant l'iléon pour aborder la paroi antérieure du cæcum : dans ce trajet elle se trouve à gauche du cæcum, dont elle est séparée par un intervalle variable et chemine dans l'épaisseur d'un repli péritonéal. L'artère cwcale postérieure passe derrière l'iléon, pour atteindre la paroi postérieure du “Cum, Mais Contrairement à la précédente, elle est directement appli-

uée sur liléon d’une part et sur la paroi postérieure du cæcum d'autre part; elle chemine d’abord dans le sillon qui marque en arrière le point d'abonchement de l'iléon dans le côlon. Les deux artères cœcales dounent un grand nombre de branches qui se ramifient sur la paroi üu

cæcum et du côlon ascendant. Certains auteurs prétendent

branches s'arrêtent au niveau des branches longitudinales antérieure et

postéro-externe et que la paroi externe du cæcum ne renfermerait que des capillaires. C’est une erreur. En effet, ces ramifications dont les

plus volumineuses cheminent et sont cachées dans les sillons transver-

faux 3 ever. vont bien au-delà et couvrent d'un riche réseau la paroi du (seum. L'artère -Ppendiculaire descend derrière l’iléon qu’elle crois, et aborde le b:rd mésentérique ou hile de l'appendice à une certaine diner 12 <a lase, plus ou moins près de son extrémité terminale : puis elle longe ce bord jusqu’au sommet de l’appendice où elle se termine. Dans ce trajet, l'artère décrit une courbe à concavité tournée à gauche, et chemine dans l'épaisseur du mésentère de l’appendice. Par son bord convexe, elle donne plusieurs branches qui se dirigent transversalement vers l’appendice, en affectant une disposition scalariforme. Leu: nombre vst variable, il dépend le plus souvent de la longueur de l’appendice. (Ordinairement on trouve: une branche qui se porte vers la base de l'appendice (a) Cæco-appendiculaire ; 3 ou 5 branches appendiculaires : artères appendiculaires ; et enfin une branche récurente qui nait d’une des artères appendiculaires et se dirige, en cheminant dans l'épaisseur d'un repli péritonéal, en haut et en avant, vers le bord libre de lüéon: artère iléo-appendiculaire ou récurente iléale. Toutes ces branches se divisent en deux ou trois rameaux s'anastomosent entre eux. décrivent dans l'épaisseur du méso-appendice des arcades analogues aux arcades artérielies de l'intestin grêle. Les artères de l’appendice paraissent S'anastomoscr avec celles du emcum par des ramuscules si fins, que la cireulation appendiculaire est, jusqu’à un certain point, autonome et indépendante. Au:si, toute interruption brusque de la circulation de J'appendice, produite par la compression exercée Par un calcul stercoral Par exemple, pourra amener la gangrène des parties sous jacentes de l’appendice.

Les veines de l'appendice suivent fidèlement les artères dont elles sont satellites; elles se rendent dans la veine mésentérique supérieure ou grande mésaraique.

Le: limpatiques du cæcum suivent les artères cæcales Pour se jeter : ceux de là paroi postérieure se rendent dans un groupe de trois À six ganglions situés sur Ja Paroi postéro-interne du cæcum avec lequel ile font corps. Ils sont recouverts par Île péritoine, qui les applique à ce niveau sur les parois même de l'intestin et les sépare complètement de |:

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fosse iliaque. Les ivipatiques de l'appendice cheminent dans l'épaisseur du méso-appendice, le long des artères: ils se rendent à des vanshons plus ou moins nombreux, un, deux, quatre, disséminés dans l'épaisseur du iméso-appendice, plus où moins près de l'organe. Cus senglions

sont en fout point comparables aux ganglions mésentériques, PERITOINE DE L'APPAREIL APPENDICULAIRE.

L'enveloppe péritonéale de l'appareil eæcale est formé par le mésentère, Celui-ci est arrivé au niveau de l'angle iléoôlique, se dédouble pour entourer le cæcum et son äppendice, comme il le fait pour l'intestin grêle: son feuillet droit passe de la face antérieure de l'iléon sur le cæcum, son feuillet gauche suit le même trajet sur la face postérieure et tous deux se rejoignent sur le bord extern. de l'organe et son extrémité inférieure, et aussi sur le bord libre de l'appendice. En passant sur l'appareil cæcal, les deux feuillets du mésentère rencontrent l'artère cæcale antérieure ct l’artère appendiculaire qui sont, comme nous l'avons vu, écartéee du cæcum et de l’appendice ; le péritoine les entoure et leur forme de petits mésos : ce sont le repli mésentérico-cæcal dans l'épaisseur duquel court l'artère cæcale antérieure, et le méso-appendice qui renferme l'artère appendiculaire. Un troisième repli séreux est soulevé par des faisceaux musculaires qui sautent de la base de l'appendice sur le bord libre de l'iléon et par l'artère récurrente iléale, branche de l'artère appendiculaire: c'est le repli iléo-uppendiculaire. Enfin, ces divers replis limitent deux fosscttes péritontales: une située derrière le repli mésentéricovæcal, fossette iléo-cæcale antérieure, l'autre entre le méso appendice et

le repli iléc-ap endiculaire fossette iléo-ap endiculaire, i »

FOSSETI LS.

Autour du cæeum et de son appendice nous trouvons deux fossettes constantes : fossette iléo-cæcale antérieure ct fossotte iléo-appendiculaire

et en troisième, rare, fossette rétro-cæcale, FOSSETTE ILÉO-CÆCALE ANTÉRIEURE OÙ PRÉ-ILÉALE.

Située au niveau de l'angle iléo-cæea]l antérieu r, cette foseotte ect cons. tante. Pour bien la voir, on doit suivre avec la pulpe de l'index la face antérieure de l’iléon en se dirigeant vers le cæcum jusqu’à ce que la

pulpe du doigt atteigne l'angle iléo-cæcal ; l'ongle du doigt est alors coiffé par un repli séreux qu’il soulève et derrière lequel se trouve la fossette dans laquelle on a pénétré. Le repli mésentérico-cæcal, qui limite la fossette part de la face antérieure ou droite du mésentère iléal, passe au-devant de la portion terminale de l'iléon pour se perdre sur la face antéro-interne du cæcum près de la racine de l’appendice. Il est triangulaire ou falciforme; sa base est tournée en haut, s’insère sur la face antérieure du mésentère, à une certaine distance au-dessus du bord adhérent de l’iléon ; elle est relativement plus large chez l’enfant que chez l'adulte; son sommet est dirigé en bas, s’insère sur le cæcum près de la racine de l’appendice ; son bord droit, convexe, s’insère sur la face antérointerne du côlon ascendant et du cæcum ; son bord gauche, concave, est libre: dans l'épaisseur de ce bord chemine l'artère cæcale antérieure, qui forme comme nous l'avons dit ce repli. La fossette iléocæcale antérieure, située derrière ce repli qui en forme la paroi antérieure, est une fente allongée de haut en bas ; Son orifice, tourné à gauche, est limité par le bord libre du M.C. ; son fond dirigé à droite répond à la paroi antérointerne du côlon ascendant et du cæCum ; 8a paroi postérieure est formée par la face antérieure du mésentère et de l’iléon.

FOSSETTE ITÉO-APPENDICULAIRE

sppendice vermiculaire est rattaché au cæcum, à l’iléon et au mésentère par deux replis péritonéaux ou ligaments appendiculaires; un antérieur ee fixe à l’iléon ; repli-iléo-appendiculaire, l’autre postérieure ee perd dans le mésentère iléal : méso-appendice. Entre ces ligaments d’une part, l’iléon, le cæcum et l’appendice d’autre part, il existe une fossette péritonéale toujours profonde: c’est la fossette iléo-appendiculire. Pour bien voir ces replis et la fossette qu’ils limitent, il faut renverser l'extrémité supérieure du cæcum à droite et en arrière, attirer la

partie terminale de l’iléon à gauche et en haut et tirer lappendice directement en bas.

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