‹ L'Application de la Législation sur l'Enfance Coupable par le Tribunal de BordeauxChapitre 11 sur 50 · ASS · texte numérisé non relu

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On peut consulter à ce sujet l’opuscule de M”*° Spitzer, secrétaire générale du service social de l’enfance : L’Adolescence en péril devant la loi, où elle écrivait en 1927 : « Actuellement les juges, mal documentés sur la nature de l’enfant, prennent des décisions qu’ils ne prendraient pas s'ils avaient l’avis du médecin, du psychiâtre et d’un pédagogue éclairé. Il me semble qu’un tribunal pour enfants peut en quelque sorte se comparer à un hôpital général, celui-ci doit avoir tout d’abord les meilleurs moyens d'investigation connus pour comprendre le mal... Il ne faut pas laisser ignorer l’importance que doit avoir un tel tribunal : donnons-lui comme au meilleur hôpital des moyens d'investigation perfectionnés afin que rien ne soit laissé au hasard... »

Dans une note placée à la fin de son ouvrage, M"*° Spitzer

devait d’ailleurs constater un réel effort et certaines amé-

liorations en vue d’un traitement plus rationnel de l’enfant délinquant.

Sous-Section I

L'organisation du tribunal pour enfants de Paris.

Paris offre malheureusement un champ très vaste d’expérience pour toutes les mesures concernant l’enfance coupable. Les initiatives, des subventions, les concours y sont plus nombreux, plus faciles. Paris devait donc nous donner un exemple de services organisés autour du tribunal pour enfants, en vue d’une sélection, d’une information plus complète. Cet exemple devait non seulement être suivi par de grands tribunaux, mais encore inspirer l’Administration centrale, comme nous allons le voir, dans ses circulaires.

Aussi croyons-nous utile, avant d'étudier l’organisation bordelaise, d’esquisser un tableau rapide de cette organisation encore peu connue en province et qui peut inspirer

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