ONE VE
dantes habiles à faire commerce et négoce. Sans parler des charges fiscales nouvelles, l'impartialité qu'on se plaît à reconnaître aux représentant n'existerait plus. La considération dont ils jouissent près des maisons et des clients tient justement à leur situation mal définie de non-commerçants. En faire des commerçants à l'instar de la conception allemande, japonaise ou italienne, serait les priver de toute leur force et de toute leur autorité, <t bouleverserait une situation économique conçue par la pratique.
Les représentants ont très souvent des employés, dactylos, comptables, parfois un voyageur pour les aider dans les visites d’une clientèle qu'il est nécessaire de solliciter très fréquemment.
Cette clientèle de demi-grossistes ou chineurs dont le chiffre d’affaires est important, se fournit directement aux maisons comme les grossistes, par l'intermédiaire des représentants qui ne peuvent les toucher qu'à certaines heures.
En langage professionnel, on appelle chineurs les commerçants qui visitent eux-mêmes ou font visiter par des commis, à domicile, les fermes importantes, châteaux, en bref les gros consommateurs de leurs produits.
C'est en fait le commerçant au domicile de l'acheteur. Ces chineurs sont nombreux dans certaines régions, par exemple en Beauce, en Vendée. Le représentant doit alors être en contact permanent avec eux, il est donc nécessaire qu'il s’adjoigne des aïdes ; ce sont ses propres employés.
IL ressort ide cet exposé que dans tous les cas où les représentants rémunèrent personnellement des salariés, la situation va être transformée par le statut du 18 Juillet 1937. En effet, le contrat de louage de services est celui par lequel une personne