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« Dans la mesure de Mx, la méthode oscillatoire interroge un phénomène périphérique, la méthode palpatoire un phénomène central.
« Que l’on procède par compression progressive ou par décompression graduelle, c’est dans les deux cas un phénomène périphérique, à savoir la dernière obturation ou la première ouverture des lèvres artérielles sous le bord supérieur de la manchette. Noter à cet instant la pression systolique, c'est enregistrer une certaine pression de la manchette 15, mais qui, pour donner une indication exacte, demanderait à être amputée de ses deux déperditions, perpendiculaire et tangentielle. On lit 15 dans la manchette, mais la pression systolique n’est peut-être que 12 ou 11. Ceci vient à l'appui de toutes les vérifications expérimentales, qui ont toujours montré que la mesure de Mx par la méthode oscillatoire donnait pour cette pression les chiffres notablement trop élevés ».
Et, plus loin, après avoir fait remarquer que la méthode de Riva-Rocei interrogeait un phénomène central, et par conséquent était garantie contre la dépertition tangentielle, l'auteur en arrive à cette conclusion : « En résumé, tant que l’on n'aura pas trouvé le moyen d'enregistrer séparément les oscillations des parties périphériques et de la partie centrale d'une même manchette, la méthode de Riva-Rocei restera la meilleure méthode de la mesure de Mx.
« On ne saurait discuter la question de principe, à savoir la supériorité de la méthode palpatoire, sur la
méthode oscillatoire ».
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Enriquez et Cottet déclarent qu'ils ont été frappés de l'élévation des chiffres auxquels correspond la première oscillation différenciée et par conséquent de la surestimation de Mx par rapport aux chiffres des autres méthodes.
Le Professeur Surmont et ses collaborateurs les D'S Dehon et Heitz aboutissent nettement à la même conclusion : « En ce qui concerne Mx, il est évident pour tous les cliniciens, que la méthode des oscillations telle qu'elle est réalisée par l'appareil Pachon donne une surestimation sur les méthodes anciennement employées. Cette surestimation, signalée tout d’abord par Gallavardin, par Cordier et Rebattu, a été bien mise en évidence dans un article d'Enriquez et Cottel. Les expériences de Dehon, Dubus, et Jean Heitz, qui prennent la pression chez le vivant, ont montré que cette pression restait encore inférieure de 10 p. 100 aux valeurs de pression données par la méthode de Riva-Rocci. Quant à la méthode oscillatoire, elle donnait une surestimation beaucoup plus considérable, atteignant en moyenne 45 p. 100, dans certains cas pouvant s'élever jusqu’à 80 p. 100 ».
En revanche, Martinet n'accorde pas grande confiance aux expérimentalions comme celles de Ottfried Müller et Blauël, pour dire quelle est, de la méthode palpatoire ou de la méthode oscillatoire, la plus exacte : « La méthode dite directe est indirecte, du fait de l’interposition de la solution d’oxalate de chaux, de l’inertie des liquides, de l'élasticité des parois du tube de caoutchouc de transmission. Ÿ a-t-il surestimation avec la méthode
oscillatoire? C’est en effet probable, mais 1l y a sûrement sous-estimation avec la méthode prétendue directe. Cette dernière ne peut donc aucunement tenir lieu de critère à la précédente ».
Enfin, Lian et Morel firent sur des chiens des expériences, qui infirmèrent beaucoup la méthode oscillatoire, et en particulier la critique du Professeur Pachon, sur l'erreur de principe de la méthode de Riva-Rocci, dans sa théorie de l’uniformisation du pouls en aval de la compression. En effet, ils démontrèrent :
1° Qu'au moment où on lit Mx oscillatoire, le sang ne coule pas au delà de la manchette.
2° Que pour une décompression plus marquée de la manchette, le sang jaillit, et que cet écoulement est d'emblée pulsatile.
Les courbes plétysmographiques de Strohl et Barré contredisent aussi dans le même sens l'expérience du Professeur Pachon, et font conclure à la surestimation de Mx oscillatoire.
b) Difficulté de lecture. — Il n’est pas toujours aisé de saisir la première oscillation différenciée, de savoir exactement sur quelle oscillation on doit se fixer, et de fait elle n'est pas toujours la même pour plusieurs observateurs. La présence des oscillations supra-maximales est quelquefois une grosse difficulté. Gallavardin nous dit : « Parfois, il faut bien l'avouer, la démarcaon entre Îles petites oscillations supra-maximales et les grandes oscillations, est vraiment impossible à surprendre où du moins à fixer avec certitude. Les petites oscillations, dues aux chocs du pouls huméral
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sur le rebord supérieur de la manchette, à mesure que la pression tombe, augmentent progressivement d'amplitude Jusqu'à devenir assez grandes, puis très grandes et donner l'impression nette que l’on est dans les grandes oscillations, comme en lémoigne du reste la réapparilion du pouls radial, perçu à la palpation ».
Martinet, qui paraît plutôt partisan de la méthode oscillométrique, reconnaît la vérité de cette critique pour les pressions élevées, supérieures à 26-28 centimètres, où pour les pressions basses, inférieures à 11 centimetres, soit pour lui dans 4 p. 100 des cas.
« Dans la plupart des cas, dit cet auteur, 75 p. 109, la tension tant maxima que minima peut être appréciée à un demi-centimètre Hg, dans 20 p. 100 à 1 centimètre, dans 5 p. 100 l’approximation est difficile, du moins pour Mx, à plus de i centimètre et demi, très exceptionnellement à 2 centimètres, et ce, seulement pour les hautes pressions supérieures à 28 centimètres. »
Enriquez et Cottet accusent aussi la difficulté de la lecture de la première oscillation différenciée : « En nous conformant à la notice du Pachon, nous n'avons pas tardé à constater la difficulté que l’on à souvent à distinguer la première oscillation croissante », etils en donnent une explication très convaincante.
« Avant qu'elle puisse traverser le segment de membre, comprimé, l'onde systolique pénètre peu à peu sous la partie supérieure de la manchette, au fur et à mesure que la pression s'y abaisse, elle donne lieu à des battements partiels, qui se produisent non seulement contre
le bord supérieur de cette manchette, mais sous sa
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partie supérieure et qui se traduisent par les oscillations supramaximales.
« Les choses étant ainsi, on ne voit pas pourquoi ces pulsations partielles supramaximales resteraient forcément égales, et pourquoi, au contraire, elles ne croitraient pas progressivement, au fur et à mesure que l'onde systolique pénétrant davantage sous la manchette, y produit des battements plus expansifs et ébranle une plus large surface de cette manchette, avant que de la traverser complètement.
« On comprend dès lors très bien, qu'ainsi que cela se vérifie dans la pratique, la phase des oscillations supramaximales, soit d'autant plus longue et plus difficile à délimiter, que la tension artérielle est plus forte, etque le ventricule gauche se contracte plus vigoureusement, et que le système oscillant est d'une sensibilité plus grande ».
C'est pour supprimer celte cause d’erreur, que les auteurs voient dans la difficulté de saisir l’oscillation différenciée, parmi les oscillations supramaximales, que reprenant les idées d'Amblard et de Wybauw, ils proposèrent d'abord un brassard à double chambre, puis un appareil à deux brassards. Ce second appareil fut réalisé plus tard par Lian.
D'après ces modifications, sur 28 mensurations, les auteurs trouvent que 22 fois le chiffre de la première oscillation croissante est supérieur à celui de la première oscillation corrigée. L'écart est de 1 à 5 centimètres, d'autant plus grand que l’on a affaire à une tension plus forte.