SUN
À ce sujet, le Professeur Surmont rapporte les chiffres de Cordier et Rebattu pour lesqueis la lecture de la première oscillation différenciée est difficile dans 88 p. 100 des cas et à peu près impossible dans 8 p. 100, sans tenir compte des arythmies. Ces résultats et ses constations personnelles poussèrent cet auteur à imaginer un appareil à double brassard, pendant que Jarricot proposait un appareil du même genre et que Finck faisait construire un large brassard à double chambre, toujours dans le même but de supprimer les oscillations supramaximales et de rendre aussi la lecture de Mx plus facile et plus nette.
Barré et Strohl, avec leur appareil enregistreur des oscillations, nous disent qu'il est souvent difficile de dire à quel moment les grandes oscillations succèdent aux oscillations supramaxinales, quand on veut se baser exclusivement sur l’amplitude des oscillations.
Enfin, Lian perfectionne l’idée d'Enriquez et Cottet en ajoutant à l’appareil du Professeur Pachon, celui-ci étant placé sur l’avant-bras, un brassard brachial de 12 centimètres de hauteur. Il adopte cette dimension de brassard pour répondre à l’objection que les chiffres obtenus varient selon la hauteur du brassard brachial, quand ce dernier a une hauteur inférieure à 12 centimètres. |
Il mesure Mx par la méthode palpatoire, contrôlée par la méthode objective, Mn par la vibrance du pouls (phénomène d’'Ehret) et la méthode oscillatoire.
Par sa technique, il trouve les chiffres suivants :
PAG de 2
Mx — de 11 à 13 cm.
Mn — de Fo JE
Le Docteur Verut avait eu aussi l’idée de placer à la partie inférieure du bras un appareil Vaquez, qui supprimerait les oscillations supramaximales, mais il ne l'a pas réalisée ayant adopté et approuvé la modifica- Lion apportée à l’appareil du Professeur Pachon par le Docteur Lian.
Quoi qu'il en soit, ces différents procédés de correction de la méthode oscillométrique ne réunirent pas les suffrages des praticiens, et ils ne sont guère employés dans la pratique médicale courante. Ils sont même assez sévèrement jugés par Gallavardin « les doubles brassards imaginés jusque-là ({Amblard, Wybauw, Enriquez et Cottet, Finck) me paraissent plutôt ètre une combinaison d’un brassard compresseur et d’une manchelte sphygmo-exploratrice que réaliser un véritable perfectionnement de la méthode oscillatoire ».
Et à propos de l'appareil de Lian, Martinet s'exprime ainsi. « La modification de Lian sur le Pachon introduit une cause d'erreur permanente et considérable. Il suffit pour le démontrer de changer la hauteur du brassard supérieur supplémentaire, suivant que sa hauteur est égale, supérieure, ou inférieure à celle du brassard primilif, les chiffres obtenus sont tout à fait différents; la correction ainsi obtenue est donc tout à fait arbitraire ».
C'est Loujours dans le même ordre d'idées, dans le but de rendre plus facile l'appréciation de cette première oscillation différenciée que H. Delaunay « proposait de
So =
tracer la courbe oscillométrique. Schématiquement, il y distinguait 4 parties :
1° Ligne des oscillations de très faible amplitude.
2 Ligne des oscillations supramaximales.
3° Ligne des oscillations nettement croissantes.
4 Ligne des grandes oscillations.
Dans ces conditions, il plaçait Mx au point d’intersection des lignes 2et3. Mais ce procédé a encore sa contreparte el Barré nous dit que dans la plupart des cas ce point n’est pas net et ne peut être fixé, sans compter qu'il fixe Mx sur la dernière petite oscillation, tandis qu'elle doit être prise sur la première grande oscillation
différenciée.
Au sujet de Mn. — Sila méthode oscillométrique, et en particulier l'appareil Pachon est très critiqué pour la détermination de Mx, soit parce qu'ils donnent des chiffres trop élevés, soit parce que ces chiffres sont difficiles à lire dans certains cas, en revanche cette méthode est très appréciée pour la mesure de Mn, et à ce sujet, la littérature médicale ne contient que des éloges. Les auteurs, qui l'ont vérifiée, tels que Gallavardin, Josué, s'accordent à la reconnaître aussi exacte que possible. Le Professeur Surmont dit que, d'après les expérimentations faites sur le vivant, l'erreur de détermination ne dépasse pas 5 millimètres Hg.
Néanmoins, il est encore des cas, où il est difficile de différencier le début de la période des oscillations décroissantes, caractéristique de Mn, ainsi que nous
le confirme Martinet.
no
Indice oscillométrique. — Si, sur le terrain de la sphygmomanométrie, l'appareil du Professeur Pachon à rencontré diverses critiques, on ne saurait discuter l'avantage, que présente cet appareil, quand il apporte au clinicien la notion de l'indice oscillométrique, reconnue ces temps derniers de plus en plus importante dans toutes ses applications médicales, chirurgicales et obstétricales. C'est ce que MM: Billard, Jeanneney et Ballard viennent de rappeler dernièrement dans le Journal Médical Français et tous les auleurs qui étudient la tension artérielle sur la courbe oscillométrique, tels que MM. Delaunay, Bouttier, May, appuient leurs travaux sur eile.
Méthode auscultatoire. — Parmi les trois méthodes, que l’on peut regarder comme dérivées de la méthode oscillométrique, savoir, celle basée sur les sensations subjectives du sujet, celle basée sur la vibrance spéciale du pouls, phénomène découvert par Ehret en 1909, très estimée par certains auteurs, par Gallavardin en particulier, et celle basée sur l’auscultation de l’artère, nous reliendrons spécialement cette dernière.
Cette méthode auscultaloire fut découverte en 1905 par Korotkow, et étudiée par Krylow, Janowsky et ses élèves W. Eltinger et von Westenrijk, Fellner, Fischer, Strumpf et Zabel, Winterhalder et enfin recommandée en France par Laubry, qui, le 8 Mai 1914, présente son sphygmophone à la Société Médicale des Hôpitaux.
On sait comment procède cet auteur. Il place un : brassard compresseur Vaquez au bras, et son sphyg-