‹ L'application du système collectivisteChapitre 17 sur 82 · PROFESSIONS · texte numérisé non relu

PROFESSIONS

OUVRIERS OCCOFES

Joyroées de chômage

annuel

rendus disponibles par la suppression du

chômage.

Indttstries ))

Textile

Extract ive

Métallurgique. . .

Cuir

Bois

Céramique

Bàtimeut

Habillement. . . .

Alimentation . . .

Sciences

Diverses

de l'Etat

Totaux

Constatons tout d'abord que, dans les établissements de l'Etat, le chômage est inconnu. On sait cependant si l'Etat est décrié comme chef d'industrie et si, en fait, lorsqu'il assume ce rôle, il reste inférieur à ce que sera l'Etat collectiviste ! Il n'en est pas moins vrai qu'il trouve moyen d'éviter l'énorme déperdition de forces productives que laisse s'opérer l'industrie privée. Quel est donc son secret? C'est tout simple : il n'a j)as de concurrents ; son capital n'est pas limité ; il peut produire normalement, régulièrement, sans à-coups, emmagasiner quand l'écoulement est lent, livrer plus abondamment quand il est rapide ! Il en sera ainsi dans toutes les industries quand elles seront nationalisées et si la production n'est pas augmentée, on se trouvera alors en présence de l'énorme disponibilité de 669.701 ouvriers qui, ajoutée aux 103.611 employés et aux 821.659 patrons devenus inutiles par suite de la transformation sociale, atteindra le formidable total de 1.594.971.

Nous répétons que nos évaluations sont extrêmement modérées. Ainsi nous avons groupé sous la rubrique : diverses, les petites industries sur lesquelles nous n'avions pas de détails précis et nous leur avons appliqué le minimum du chômage constaté dans les autres.

Il nous resterait, pour terminer notre énumération des emplois siqoprimables parmi la population classée, à examiner le service des transports et les professions libérales conservées dans la nouvelle organisation. Nous aurons peu de chose à en dire.

En ce qui concerne les transports, parmi lesquels les chemins de fer tiennent la première place, il n'y a pas de chômage signalé par les rapports des chambres syndicales. Là aussi nous trouvons l'exploitation par l'Etat ou par de puissantes compagnies à monopole, c'est-à-dire soustraite à l'influence pernicieuse de la concurrence ! Il y aurait, d'une part, des réductions à opérer dans le personnel des transports par l'adoption de cette règle : que les produits seront toujours expédiés directement du lieu où ils sont fabriqués au lieu où ils sont consommés et que les produits locaux seront préférablement réservés à la consommation locale. En outre, l'unification des réseaux supprimera bien des détours et des manutentions; la suppression des billets de troisième classe, la simplification des tarifs, la diminution du nombre des expéditions, etc., entraîneront encore des disponibilités importantes dans le personnel ; mais, d'autre part, il faut tenir compte de l'augmentation du nombre des voyageurs qui sera la conséquence de la gratuité des transports, et de l'augmentation du tonnage des marchandises transportées résultant de celle de la production. Admettons donc qu'il y aura compensation.

Pour les personnes exerçant des professions libérales conservées, leur nombre tendra plutôt à s'accroître qu'à diminuer; mais comme elles comprennent les savants, qui seront les agents les plus actifs du développement de la production, et que nous ne chiffrons pas l'extension qu'elle pourra prendre du fait de leurs travaux, nous sommes fondé à ne pas tenir compte de cet accroissement d'ailleurs négligeable par rapport 3UX nombres considérables que nous venons de çiterf

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