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crier: « Laissez passer la vieille Sybilla!f > Effrayée de sa propre voix, la jeune fille se serra plus fort contre lui.
Il vit la vieille mendiante s’effoncer, en vain, de traverser la foule, tirant les gens par leurs vêtements, les repoussant de sa canne. L'’Américain la remarqua et ordonna d’une voix claire:
— Laissez passer Sybilla Madruzzo!
La multitude s’écarta et la vieille rampa jusqu'aux pénitents, couverts de sang.
— Que veux-tu, Sybilla, ma sœur? questionna Île prophète. Elle désigna son dos, avec sa canne.
— Tu es vieille et malade, remmarqua L’Américain.
Sybilla limplora du regard, baïsa la verge, qu'il tenait à la main et esquissa le geste d'écrire. On lui passa, un bout de papier et un crayon. LA vieille s’accroupit à terre, écrivit et tendit la feuille que lut à haute voix Girolamo Scuro.
«Tu as dit que nous devions répandre notre sang pour le Christ, pourquoi me repousses-tu ?»
— Oui, tu l’as dit, ajouta Giovanni, en s'adressant à Pietro.
Le prophète hésitait toujours. Sybilla s’approcha de la Venier, lui demandant par signes de l’aider à ôter sa robe. Péniblement Matilda lui dénuda une épaule et une partie du dos.
Pietro, qui les observait, la joue couverte de sang, commanda:
— Que Matlda la flagelle!
Alors Sybilla repoussant la femme, se jeta à genoux devant l'Américain,