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Il revint sur ses pas, aperçut là-bas, à l’autre bout du lac, une barque. Une jeune fille se dressait dedans.
Encore quelqu'un qui n'assistait pas au concert de l'Américain! Là-haut Sybilla Madruzzo, la mendiante muette et difforme, le gamin avec sa vache, le valet de ferme Angelo — qui n’était pas d'ici — et maintenant cette jeune fille.
Frank Braun continua sa route vers le lac. Sur un
banc, devant l'auberge de tout à l'heure, était assis un homme grisonnant, en bras de chemise, commodément
accoudé sur une table de pierre.
L’Allemand constata en souriant: ee
— Encore un, le cinquième, qui n’est pas chez mister Peter. J'ai été injuste! Ce village n’est pas tout à fait mort!
Et il ajouta à haute voix:
— Bonjour! Êtes-vous Pepino Raiïimondi?
L’aubergiste se leva en bredouillant et le fixa, étonné. Puis, ayant retiré sa pipe de la bouche, il demanda:
— D'où venez-vous, monsieur?
— Je voudrais m'installer ici et demeurer chez vous, répliqua Frank Braun. C’est bien vous Raimondi?
— Oui, oui, il fait beau temps.
Frank Braun répéta:
— Puis-je demeurer chez vous?
— Oui, oui, c’est le printemps.
— Est-ce que je puis demeurer chez vous? ceria Frank Braun, se rappelant que don Vincenzo lui avait parlé de la surdité de l’aubergiste. Mais, comme il