‹ L'apprenti sorcierChapitre 41 sur 249 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

Main qui lui emprisonnait le bras, sur cette main, hideuse

et terrible! Pas une plainte ne tomba de ses lèvres, pas une larme de ses yeux.

Frank Braun sentit, peu à peu, la force qui guidait

Ses Mains refluer vers son âme. Sa poitrine en feu Sapaisa, Une harmonie, sereine et

Subite, se prit à sourdre en Jui, Il parla.

Sa voix avait la douceur des musiques lointaines.

Ut los mots tombaient dans l'oreille de la jeune fille Qui né pouvait sSempêcher de les écouter: mots de tendresse infinie, mots étranges ot porsuasifs qu'il. avait dits, jadis, à d'autres femmes, et d'autres mots encore, dont la douceur l'enivrait lui méme. Ils descendaient,

pluie merveilleuse et rafraîchissante, sur le pauvre COTPS martyrisé.

Alors elle pleura.

[IL Ia prit dans ses bras, avec mille précautions, comme un petit enfant.

La Madone l’a voulu! murmura:t-il.

Elle tourna la tôte et le regarda, Était-ce bien le Même homme que tout à l'heure? Cependant tout à l'heure... Mais savait-elle. au juste, ce qui s'était passé tout à l'heure? Elle se retrouvait dans les bras d'un être nouveau, Elle lui pressa inconsciemment le bras, puis retira sa main, effrayée du geste involontaire.

Lui, continuait à parler, IL tissait, lentement, le tendre réseau d'amour autour de l'âme de la jeune fille. Elle forma les yeux et sentait les pulsations du corps de Frank Braun contre sa chair, à elle. Une chaleur

infinie la pénétra. Cet amour, débordant de caresses,

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