CHAPITRE QUATRIÈME
— Voici le remède. Tu l’administrera toi-même à la malade. Passes-tu toute la nuit ici?
— Oui, nous veiïllerons et prierons.
— Alors, tu lui donneras, de suite, le premier verre qu'elle acceptera plus facilement de ta main que de la mienne. Elle ressentira, j'espère, un bien-être immédiat et s’endormira, Quand elle se réveillera, tu lui donneras le deuxième verre. M'as-tu compris ?
Mister Peter approuva de la tête avec l'intention nette de vider les verres aussitôt que l'Allemand aurait le dos tourné.
Frank Braun, en colère, saisit l'Américain aux 6 paules et, le secouant rudement, lui commanda :
— kRegarde-moi bien. Tu feras ce que j'ai dit. Je le veux, as-tu Compris ?
L’Américain murmura :
— Je le ferai!
Il prit les deux verres et retourna vers la malade.
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Le jour suivant, Frank Braun rencontra le paysan Sur le pas de sa porte. Il lui demanda :
— Comment va votre femme ?
Mariano Venier prit un air méfiant pour répondre :
— Je ne paierai rien. Vous ne l'avez pas guérie.
— Je ne réclame que des nouvelles de votre malade. Vous ai-je jamais demandé autre chose?
Venier s’humanisa.
— Elle va mieux, monsieur. Je crois qu’elle guérira. Je vous remercie d’être venu.
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