CHAPITRE SEPTIÈME
comme elle est encore aujourd’hui. Tout d’abord nous ne prêtâmes aucune attention à elle, occupés à frictionner Ussolo et à lui mettre de l’éther sous le nez. Nous nous aperçûmes bientôt que toute tentative était inutile. L'ayant couvert d’un manteau, nous demandâmes à sa fiancée comment il était mort. Elle remua les lèvres, sans proférer un son. Ses yeux demeuraient secs et même, plus tard, sur la tombe de son fiancé, elle ne put Jamais pleurer. Le curé la prit dans ses bras pour essayer de là redresser. Ce fut en vain. Nos efforts réunis ne donnèrent pas de meilleur résultat. Je ne sais pas encore aujourd’hui ce que furent les dernières heures de la vie d’Ussolo. Maintes fois j'ai interrogé Sybilla. J’ai fini par y renoncer. Pour toute réponse, elle se cachait le visage dans ses mains, et frissonnait. Ses traits contractés gardaient une indicible expression de terreur qui persista longtemps et ne Ss’atténua qu'avec les années.
« Nous fîmes deux civières et transportâmes Ussolo et Sybilla à Cimego. C’est là qu'Ussolo est enterré.
« Telle est l’histoire de da belle Sybilla et de son malheureux fiancé. » |
Le douanier se moucha et but d’affilé trois grands verres de vin pour maîtriser son émotion.
Frank Braun demanda:
— On n’a jamais essayé de la guérir?
— Nous avons tout essayé, Raimondi et moi, répondit Drenker. Lorsque nous la rapportâmes au Val di Scodra, la mère d'Ussolo la prit chez elle. Plus tard le médecin dit qu’il fallait la conduire à lhôpital d'Innsbruck. Elle y est restée des mois, pour y subir toutes
Aa.
ER
nn
NUE BERG PT ve NN DAV A VAN UE
e— LPS: dl dt pa È dr 4 4 à ” ' .
sn À ten Vu LS
- % nf vi Ce D re 2e
à à ep En = ériger td)
Se NS tee D LE été A ent Ve EE Viper be 2 MERE - Den St AO NNT ES
sortes d'expériences. On à fini par la renvoyer chez la mère d’Ussolo, morte depuis lors, C’est encore dans cette chaumière, maintenant délabrée, qu’elle habite aujJourd’hui. Il ne lui faut pas grand’chose pour vivre. Les quelques sous qu'elle mendie, sur la route, au passage de la diligence, lui suffisent. Ce n’est plus qu'une vieille mendiante, laide et contrefaite; mais tant qu'Aloys Drenker vivra, il sera bon pour elle.
—— Mon père aussi est bon pour elle, dit Térésa. J1 lui envoie toujours du lait et les restes de notre table.
Le douanier bondit:
— Quel mensonge! C’est toi qui les lui envoie, pas
ton père! Ton père est devenu grippe-sou sur ses vieux
jours, comme tous les sales paysans de ces villages !
Raïimondi cracha, sans répondre. Il $e contenta de désigner les bouteilles vides et, Frank Braun ayant opiné de la tête, il se leva tranquillement pour en chercher d’autres.
La jeune fille demanda:
__ Passerez-vous la nuit ici, Monsieur Drenker? Voulez-vous que je vous prépare un lit?
Non, répondit le douanier. Je repars tout de suite. Je ne voulais que laisser souffler mon cheval et le faire manger.
Il s’adressa à Frank Braun:
__ Docteur, avez-vous une réponse pour don Vicenzo?
Après un moment de réflexion, l'Allemand envoya Térésa chercher du papier et de l'encre, s’assit près de
la fenêtre et écrivit au curé:
ans pere y rv re ete
ot Lx \ ÿ : À CAN Vis *. 2 4 | sÉ L t " mn . re var à ET 207/2 ERRGR AE SC Be Se VENTE FRONT ER PPT PRET EST ER ous mardi es sa
LU | … Se 2 en ve de mn pere ve
Da
D NC
£ 0 . à ARE ; ù " — : LE) GR PROD RÉ AE MT QE A A ÉR