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Pour les teintes de couleur, elles s'appliquent sur les numéros L, 2, 3, 4. La teinte 0 ou lumière sera une teinte locale excessivement légère passée sur l’ensemble et dont la tonalité sera subordonnée à la matière à reproduire.
Les teintes d'ombre portée porteront les numéros 7, 8.
Si l'ombre portée se reproduit sur une surface courbe (cylindres, cônes, sphères), c'est en regard de la plus forte lumière que se trouve l’ombre la plus noire.
Il sera nécessaire de bien se graver dans l'esprit le jeu des ombres des différents corps tels que la sphère, la niche, le tore, le piédouche, et dans les moulures le cavet, la doucine, ete. Pour s’en convaincre, on peut se procurer des cylindres, sphères, tore, etc., en plâtre, les disposer devant une feuille de papier blane, et le soir, par léclairage d’une lampe dont le foyer sera dans la direction de la diagonale du cube qui envelopperait le solide, on verra nettement les lignes d’ombres avec leur mouvement. IL y aura cependant une légère différence avec le tracé théorique. Elle a pour cause le foyer unique de la lampe, qui donne un éclairage conique. Or, nous savons que dans nos exercices de lavis le foyer lumineux est supposé à l'infini, c'est-à-dire que les rayons lumineux sont parallèles. Nous en concluons que plus le foyer artificiel sera éloigné du corps qu'il éclaire, plus on se rapprochera comme vérité de l'ombre théorique. Mais, d'autre part, les ombres deviendront moins nettes. Un foyer de lumière électrique pourrait, tout en étant suffisamment éloigné, laisser toute la netteté à ces ombres. Pour compléter l'effet que nous cherchons à rendre, il sera nécessaire de présenter une deuxième feuille de papier blanc, légèrement tournée vers le foyer, afin de provoquer des reflets qui donneront encore plus d'intérêt à l’effet d'ensemble.
Tous les objets représentés en lavis doivent avoir leurs arêtes vivement éclairées quand elles se présentent du
côté de la lumière; la teinte ne doit donc pas toucher le trait de tire-ligne, il est ménagé un filet de papier blanc.
Cette ligne prend le nom de ligne brillante. Si l'arête est dans l'ombre, il y aura encore un intervalle, mais il sera teinté pour ne pas rester blanc : il prend le nom de filet de reflet.
Contrastes. — 1° Deux surfaces placées en juxtaposition, l’une blanche, l’autre noire, s’exaltent réciproquement, c’est-à-dire que la blanche paraîtra plus lumineuse qu'elle n’est en réalité; la noire paraîtra plus intense par le voisinage de la blanche.
2 Une surface grise posée à côté d’une blanche paraît plus foncée que vue isolément. Placée à côté d’une noire, elle parait plus claire.
3 Un cercle très noir placé au milieu d’une surface blanche paraît entouré d’une auréole brillante. Un cerele blanc au milieu d’une surface noire paraîtra plus grand que Le cercle noir de même diamètre.
Donc deux surfaces égales, l’une noire, l’autre blanche, ne paraissent pas égales; la surface blanche parait plus grande. D'où il résulte que le blanc empiète sur le noir.
Comme conséquence de l'effet de contraste, nous ferons observer que si deux plans se coupent, lun dans l'ombre, l’autre dans la lumière, la partie lumineuse avoisinant cette même arête aura son maximum de vigueur.
Teintes conventionnelles. — Il n'existe en réalité que trois couleurs qui prennent le nom de couleurs simples. Ce sont le jaune, le rouge et le bleu.
Le jaune est une couleur claire et brillante : jaune indien, c’est-à-dire couleur de premier ou de second plan.
Le rouge est une couleur claire et éclatante : carmin, c'est-à-dire couleur de premier ou de second plan.
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Le bleu est une couleur sombre : bleu de Prusse, c’està-dire couleur de troisième plan.
Le noir est une neutralisation et s'obtient par le mélange des trois couleurs précédentes, prises dans une certaine proportion.
Si une couleur est prise à son maximum d'intensité, on dit qu’elle est pure.
Si à une couleur pure on ajoute une fraction de noir, on obtient un ton rabattu.
Si, au contraire, on additionne le ton pur d’une certaine quantité d’eau, on obtient un ton éclairei.
Nous adopterons comme teintes conventionnelles, en ce qui concerne les industries du meuble et du bronze, les mélanges suivants :
Ocrerauncsme & parties.
MAIS ÉDIA + roemr AS & — ER Me ; Terre de Sienne..... 10 — CANIN RER 2 — { Jaune indien. ....... 18 parties.
Bronze : :
CALME RER TE 2 — é Sienne brülée.. ..... 10 parties.
Cuivre
(Canaris Neue 10 —
Coupes transversales : carmin étendu d’eau.
Coupes longitudinales : sépia étendue d’eau.
Coupes dans le bois debout : hachures au pinceau à 45° (sépia).
Coupes du bois en droit fil : hachures longitudinales (sépia). (Ces hachures doivent rappeler le caractère des veines du bois.)