‹ L'aquarelle pratiqueChapitre 13 sur 53 · PALETTE DE L'AQUARELLISTE · texte numérisé non relu

PALETTE DE L'AQUARELLISTE

Propriétés des couleurs. Leur mode d’emploi. — Nous conseillons de placer sur la palette les quatorze

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couleurs dans l’ordre où elles ont été énumérées précédemment.

Elles n’ont pas toutes les mêmes propriétés :

1° Le bleu minéral, l’indigo, le noir d'ivoire, le ci mium, quoique desséchés, se éucus leur tandis qu'on estobligé d’insister plus longuement pourobtenirune teinte soutenue de cendre verte, d’ocre de ru, de cobalt.

2° Certaines couleurs produisent des teintes pures et unies; ce sont : le bleu minéral, le noir d'ivoire, le jaune indien, la laque carminée, la sienne brülée: au contraire, le cobalt, l’outremer, le vermillon, la cendre verte, déposent dans les pores du papier.

3 Il en est qui s’imprègnent fortement; dans ce cas, elles se superposent sans difficulté; les autres sont peu adhérentes, et leur superposition en est difficile, c’est-à dire que la première teinte passée, quoique sèche, s'enlève et se mélange à celle qu’on veut lui superposer; dans ce cas, il faut passer la seconde teinte rapidement et au premier coup.

4° Les couleurs sont plus ou moins transparentes, mais, prises très intenses, si la vigueur n’est pas posée au premier coup, c'est-à-dire s’il y a surcharge, le ton devient lourd et opaque.

Toutes ces remarques se noteront facilement dans l’esprit de lélève à la suite de quelques exercices de teintes plates superposées appliquées avec les différentes couleurs de la palette.

5° En mélangeant l’ocre jaune, le brun-rouge et l’outremer, on peut obtenir un noir qui prend le nom de noir composé. Dans l'étude des complémentaires on verra que ce noir n'est autre chose que le mélange d’une couleur simple avec sa complémentaire, Nous conseillons ce noir composé pour le modelé d’un plâtre, d’une fleur blanche, d’une étoffe brillante, etc:

Manière de mélanger deux.et trois couleurs. — Pour obtenir la combinaison de deux ou plusieurs couleurs entre elles, on doit procéder de la manière suivante :

Après avoir préparé deux verres d’eau, dont l’un sert à laver les pinceaux, puis un linge buvard pour les étancher, on prend son pinceau gorgé d’eau; on délaye la couleur (bleu par exemple) et on l'étend sur le papier-palette; cette couleur étendue, le pinceau est lavé dans le premier verre, on prend de l’eau pure dans l’autre, et, après avoir délayé la seconde couleur (jaune), on la reporte sur Île papier-palette à côté de celle déjà placée. Le pinceau étant lavé de nouveau, on l’étanche sur le linge buvard, puis on réunit légèrement les deux couleurs en se maintenant le plus possible sur les bords de ces couleurs; de même on procède pour le mélange de trois couleurs, et lon obtient ainsi des tons qui ne sont ni tourmentés ni salis.

Lorsque cette marche est devenue familière, on arrive à opérer très rapidement, avec la certitude d'avoir de l'éclat et de la fraicheur dans les mélanges.

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