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CHAPITRE XXI LES INSECTES (suite

Rhynchotes (suite).

Hémiptères (suite) et Phytophthires

Les Notonectidés.

Les Notonectidés sont représentés, dans nos eaux douces, par deux genres : Notonecta et Plea.

Ces insectes nagent fort bien — leur dos étant tourné en bas— en frappant l'eau simultanément avec les deux pattes postérieures. Celles-ci sont spécialement conformées pour cette fonction ; elles sont allongées et pourvues de longs poils natatoires disposés en deux rangées. Les pattes antérieures et les médianes ne sont pas modifiées ; elles sont utilisées pour la préhension. Les antennes sont petites et peu apparentes ; elles sont repliées sous la tête.

Le genre Notonecte n'est représenté, dans nos pays, que par une seule espèce, la Notonecte glauque.

Cet insecte, dont le corps atteint une longueur de 17 mm., présente plusieurs particularités biologiques fort intéressantes.

Dans l'eau, suivant l'incidence de la lumière, la Notonecte

paraît tout argentée. Cela provient de ce que son corps est revêtu d'une couche d'air. Sur les élytres et le thorax, cette couche est fort mince; elle n'est retenue que par une fine pubescence hydrofuge, à peine visible. La face ventrale de l'abdomen, en revanche, possède une double rangée médiane, et, de chaque côté, une rangée latérale de longs poils couchés, qui ne sont hydrofuges que sur leur face interne. L'espace compris entre ces poils et la paroi chitineuse de l'abdomen constitue une sorte de canal où l'eau ne peut pénétrer, mais dans lequel l'air, peut, à l'occasion, circuler. La face externe de ces poils est, au contraire, tnouillable. La chose est d'une grande importance, ainsi que nous le verrons dans la suite.

La Notonecte nage fort bien. Elle peut séjourner, plus ou moins longtemps, au fond de l'eau, mais, souvent aussi, elle se tient appuyée sous et contre la surface.

Le corps de cet insecte ayant, grâce à son revêtement aérien, un poids spécifique inférieur à celui de l'eau, il tend toujours à flotter. Nous avons vu qu'il est en grande partie non mouillable. Il s'ensuit que, lorsqu'il arrive à la surface, il subit l'attraction aérienne. La chose est surtout manifeste quand la Notonecte aborde la surface par le dos. Dans ce cas, le corps émerge aux trois quarts et il est probable que, dans cette position, la Notonecte peut partir au vol sans avoir besoin, pour cela, de grimper contre un corps quelconque. Mais, si l'insecte aborde la surface en ayant la face ventrale tournée vers le haut, les choses se passent différemment. La Notonecte, alors, entre en contact avec la surface par les extrémités de ses pattes antérieures et médianes et par la partie postérieure de la face ventrale de son abdomen. Ces régions, étant mouillables, repoussent en haut la surface qui, de son côté, tend à les retenir. Le corps se trouve soumis à deux forces opposées : sa légèreté spécifique, qui l'appuie contre la surface, et, deuxièmement, la tension capillaire de celle-ci, qui le repousse et l'empêche de sortir de l'eau (fig. 101).

La Notonecte reste donc en équilibre dans cette position.

qui lui est très avantageuse pour explorer la surface. Elle peut, en effet, glisser sous et contre celle-ci, en nageant avec ses pattes postérieures, qui, elles, restent toujours libres au sein de Teau. Si elle rencontre un insecte quelconque tombé à l'eau et se débattant, elle l'aborde pardessous, le pique, le tue, puis le suce.

Cette position est, en outre, la seule qui lui permette de respirer aisément.

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FiG. 101. — Notonecte appuyée sous et contre la surface de l'eau.

Cet insecte possède sept paires de stigmates abdominaux. Les stigmates des six premiers segments sont visibles lorsqu'on écarte les poils de la face ventrale de l'abdomen. Ceux de la septième paire sont situés à la base du septième segment; ils ne sont généralement pas visibles, car ce segment est plus ou moins invaginé dans le sixième. La Notonecte possède encore trois paires de stigmates thoraciques, situés, les uns, latéralement, au meta- et au mésothorax; les autres, à la face ventrale, dans la peau molle qui unit le prothorax au mésothorax. Ils sont dissimulés sous le revêtement de poils hydrofuges.

Or, l'air n'est inspiré que par les stigmates du septième segment. Ces stigmates entrent en relation avec l'atmosphère, lorsque la Notonecte est appuyée contre la surface de l'eau par l'extrémité postérieure de son abdomen. Après

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avoir circulé dans les trachées, l'air est expiré par les stigmates thoradques et par les stigmates abdominaux. Mais il reste adhérent aux poils qui garnissent le corps, D contribue par sa présence à alléger celui-ci; c'est même probablement sa principale fonction.

Si l'on empêche la Notonecte d'arriver à la surface, pendant quelque temps, ou, si on lui fait respirer des vapeurs anesthésiques, en un mot, si on la met dans un état de demi-asphyxie, elle cherche à mettre en contact.avec l'atmosphère la plus grande partie de la face ventrale de son abdomen, en rapprochant celui-ci de la surface de Teau. Pour cela, elle n'a qu'à fléchir les pattes qui en tiennent le corps éloigné.

Les longs poils latéraux de l'abdomen subissent alors I^attraction capillaire de la surface. Ils s'écartent des deux côtés du corps et tous les stigmates abdominaux deviennent apparents. Quant aux poils de la région médiane, ils se réunissent et s'accolent les uns aux autres.

Lorsque la Notonecte plonge, ou si, lorsqu'elle respire à la surface, dans la position que nous venons de décrire, on la pousse brusquement dans l'eau, les poils — toujours par suite des lois capillaires — se rappliquent passivement sur l'abdomen, en emprisonnant sous eux une couche d'air. Ces phénomènes étant indépendants de la volonté de l'insecte peuvent être observés sur une Notonecte morte.

Les Notonectes se reproduisent dès l'automne. A cette époque, il n'est point rare d'observer ces insectes accouplés, même en captivité. La ponte a lieu du mois d'octobre à celui de mai. Les Notonectes fichent leurs œufs, aux trois quarts enfoncés, dans les tissus des roseaux ; ou bien, elles les collent seulement contre un végétal ou un corps immergé quelconque. Ces œufs sont cylindriques, arrondis aux deux extrémités ; ils sont de couleur blanc-jaunâtre ; leur longueur atteint 2 mm. Leur surface est toute guillochée ; elle est pourvue d'arêtes lisses, brillantes, entourant des dépressions, en général hexagon^es, dont le fond est rugueux et mat.

Les œufs n'éclosent que lorsque l'eau commence à se réchauffer, une fois le printemps venu. A cette époque, on trouve abondamment les jeunes larves.

Lors de Téclosion, vers l'extrémité céphalique de l'œuf, — toujours au même endroit, quoique rien n'en indique la place, — s'entr'ouvre une sorte de volet. La larve (fig. 102) sort par cette ouverture et, en nageant d'une manière incoordonnée et comme mal équilibrée, elle gagne la surface de l'eau.

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Fig. 102. — Larve de Notonecte, peu après l'éclosion.

En effet, à la naissance, le poids spécifique de son corps étant supérieur à celui de l'eau, la larve tend à tomber au fond ; elle doit donc nager pour arriver à la surface. Mais, dès qu'elle a pris contact avec l'atmosphère, ses trachées se remplissent d'air, et, en outre, toute la face ventrale de son corps s'en revêt. Le poids spécifique de celui-ci devient alors Inférieur à celui de l'eau.

A partir de ce moment, les larves restent appliquées contre la surface. Elles ne s'en éloignent que beaucoup plus rarement que les adultes, et seulement que pour un court moment. Comme c'est le cas pour les imagos, ces

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larves ne nagent plus que pour descendre; dès qu'elles cessent de ramer, elles remontent passivement. Et, la face ventrale de leur corps étant la plus légère, c'est toujours celle-ci qui est tournée en haut et qui entre en contact avec la surface.

 la suite d'un certain nombre de mues, les larves se transforment en imago. L'insecte passe l'hiver sous cette forme, à l'état de vie très ralentie, accroché aux plantes au fond de %, Teau.

Les Flea — dont nous ne possédons qu'une seule espèce : P. minutissinta (fig. 103) — sont des Notonectes de petite dimension, à corps trapu, dont la taille ne dépasse pas 1,5 à 2 nmi.

Ces insectes ne sont point rares, surtout au printemps.

Je ne connais ni la ponte, ni la larve, ni la biologie de cette espèce.

Fig. 103. — Plea minutissima.

Les Corisidés,

Les Corises diffèrent des Notonectes par leur rostre, qui est court et complètement caché, et par leurs pattes antérieures, qui sont modifiées pour servir d'organe de préhension; le tarse terminal a la forme d'une cuillère, dont les bords sont ciliés.

Les Corisidés nagent le dos tourné en haut.

Cette famille ne comprend que deux genres : Corise et Sigara.

Le genre Coriae est représenté dans nos pays par environ 25 espèces. Parmi celles-ci, la Cotise de Geoffroy est celle dont la taille est la plus grande, elle atteint 13 à 15 mm. C. coleoptera est, au contraire, une des plus petites espèces ; la longueur de son corps ne dépasse pas 4 mm. La taille de presque tous les autres varie de 5 à 9 mm.

La C. de Geoffroy est moins commune que beaucoup des petites espèces ; elle n'est cependant pas rare. Vu sa grande taille, c'est celle qui nous intéressera le plus ; c'est à elle que se rapportent les renseignements biologiques qui suivent.

Chez les Corises, les membres, ayant chacun une fonction différente, diffèrent de forme à chaque paire. Comme nous Tavoas déjà indiqué, les membres antérieurs sont organisés pour la préhension, ceux de la paire médiane servent uniniquement d'organe de fixation et les membres postérieurs, qui sont longs et pourvus de cils, sont utilisés pour la natation.

Si les Notonectes aiment à rester parfois appuyées sous et contre la surface de l'eau, les Corises, elles, se tiennent en général au fond, accrochées aux végétaux. Les membres antérieurs sont à demi repliés sous la tête, prêts à fonctionner. Si un petit animal, larve ou entomostracé, passe à proximité, elles l'attrapent et le maintiennent appliqué contre leur bouche.

Les Corises ne respirent pas de la même manière que les Notonectes. Elles abordent la surface de l'eau, non par l'extrémité de leur corps, mais par un des côtés du thorax. La durée du contact avec l'atmosphère est si courte qu'on n'a pas le temps de voir ce qui se passe.

De même que les Notonectes, les Corises ont 7 paires de stigmates abdominaux ventraux et 3 paires de stigmates thoraciques. C'est probablement par les stigmates promésothoraciques qu'a lieu l'inspiration.

La surface ventrale de l'abdomen est garnie d'air; les élytres n'en sont pas revêtues extérieurement. Certains auteurs ont supposé que cet air se réoxygénait au contact

de Teau, comme s'il était contenu dans une trachéobranchie (?). C'est peut-être pour cela que la Corise renou' velle Teau autour de son corps, en agitant continuellement lea pattes postérieures.

FiG. 104. — Face dorsale de la Corise de Geoffroy ^, montrant l'asymétrie des segments et le strigil.

Les Cerises stridulent C'est surtout le soir qu'elles s'adonnent à cette musique dont on ignore le but. Il est assez difficile de se rendre compte comment l'insecte produit ce son et où celui-ci est produit. Cependant on admet généralement que les Cerises stridulent en frottant, contre leur rostre, les bords de la cuillère qui termine leurs pattes antérieures.

Les Corises présentent une particularité anatomique très bizarre. Chez les mâles, la face ventrale de Tabdomen est difforme; les derniers segments sont asymétriques. Si Ton écarte les élytres, on constate que l'asymétrie existe aussi à la face dorsale ; mais, en plus, on observe au bord postérieur du cinquième segment, et d'un côté du corps seulement, un organe particulier appelé stHgih C'est un petit plateau chitineux, pédicule, de forme ovale ; sa surface ressemble à une râpe (fig. 104).

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FiG. 105. — Larve et œuf de Corise.

Quelques auteurs ont cru que cet organe servait à la stridulation; mais, actuellement, on est plutôt porté à admettre que le mâle s'en sert pour s'accrocher à la femelle, lors de l'accouplement.

Chez certaines espèces de Corises, cet oi^ane est placé à droite ; chez d'autres espèces, par exemple chez la Cerise de Geoffroy, il est placé à gauche.

De tous les Hémiptères aquatiques, les Corises sont ceux qui volent le plus volontiers et le plus facilement Elles peuvent partir au vol directement de la surface de l'eau ;

elles quittent souvent le bocal où on les a mises, si Ton ne prend la précaution de couvrir celui-ci.

La Corise de Geoffroy dépose ses œufs, au début du printemps, sur les plantes qui, à cette époque de Tannée, commencent à pousser au fond de l'eau (par exemple sur la Renoncule aquatique).

FiG. 106. — Bigarra minutissîma, au repos.

Ces œufs sont de couleur blanche; leur diamètre est d'environ 1 mm. Leur forme est globuleuse; toutefois le pôle opposé à celui par lequel l'œuf adhère à la plante présente une petite proéminence saillante (fig. 105). Chaque œuf est isolé ; mais, souvent, il y en a plus d'une dizaine sur la même feuille.

Les larves ressemblent vaguement aux imagos (fig. 105). A la naissance et jusqu'à la première (ou à la deuxième?) mue, elles sont dépourvues de stigmates et se contentent

d'une respiration cutanée. Pendant cette période de leur vie, elles restent au fond de l'eau. Elles ne s'approchent de la surface que lorsque les stigmates ont apparu.

Les Sigara sont de minuscules Cerises. Il y en a deux espèces en France ; la plus connue est là S. minutissima (fig. 106) dont le corps atteint une longueur de 1,5 mm.

On trouve cet insecte', au printemps, souvent en nombreuse société, parmi la végétation submergée des rivages, dans les lacs et aussi dans les vastes étangs dont l'eau est propre.

Il stridule presque continuellement, aussi bien de jour que de nuit, et agite sans cesse les pattes médianes et les postérieures. Sa ponte m'est inconnue. Les larves sont très communes; on les trouve, au printemps, dans les mêmes conditions que les imagos.

Les Phttophthires ou Poux des plantes.

Les Phytophthires sont des Hémiptères qui vivent sur les végétaux et qui se nourrissent de la sève qu'ils y puisent.

Aucun de ces insectes n'est aquatique ; c'est-à-dire qu'aucun d'eux ne vit, dans Veau, au dépens de plantes submergées. Mais une espèce de la famille des Aphidiens, ou Pucerons, se trouve conununément sur les feuilles flottantes du Nénuphar et du Potamogeton; c'est le Bhopaiosiphum nymphœ. Comme nous trouverons, parfois, cet Hémiptère dans le produit de nos pêches, et que, d'autre part, nous pourrons l'élever dans notre aquarium ^, je vais indiquer quelques observations intéressantes que nous pourrons faire sur ces insectes.

Le Rhopalosiphum apparaît en été, naissant, je suppose — comme c'est le cas pour les autres Aphidiens — d'un œuf qui a passé l'hiver. De cet œuf sort toujours une fe-

1 Pour cela, il faut s'arranger à ce que quelques feuilles d'une lige de ï*otamogeton émergent.

melle, qui est aptère. En une dizaine de jours, après avoir subi quelques mues, elle devient adulte et, sans qu'il y ait eu aucun accouplement, elle met au monde des petits vivants, qui, eux aussi, sont des femelles aptères (fig. 107).

Les jeunes pucerons sortent du corps maternel, Textrémité postérieure ^la première et les antennes rabattues sur le dos. Avant même qu'ils soient entièrement dégagés, ils

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Fia. 107. — Rhopalosiphum nymphaeae, femelle parthénogénétique aptère et jeune venant de naître.

commencent à bouger leurs pattes et cherchent un point d'appui.

Ils ne s'éloignent pas du lieu de leur naissance; sans tarder, ils plantent leur rostre dans les tissus du végétal et commencent à se nourrir. Us s'accroissent rapidement, muent assez souvent et, au bout de quelques jours, devenus adultes, ils mettent, à leur toiu-,-au monde, sans accouplement préalable, une quantité de jeunes (environ une quarantaine).

Lorsqu'ils se trouvent dans de bonnes conditions, ils donnent naissance à plusieurs petits par jour. H n'est donc point difficile, pour peu que Ton ait quelques sujets en observation, d'assister à cet événement.

Le corps de ces pucerons aptères est dodu; à la naissance, il est un peu allongé; sa longueur.est inférieure à un millimètre. Mais, lorsque le puceron est adulte, le corps prend une forme ovoïde et sa longueur dépasse deux millimètres.

La tête est peu distincte du thorax; celui-ci n'est pas non plus nettement séparé de l'abdomen. Au repos, le rostre est appliqué contre la face ventrale ; mais, lorsque l'insecte s'en sert, il le dirige perpendiculairement à son corps. Les Rhopalosiphum sont généralement de couleur verte' ou, quelquefois, faiblement brunâtre.

Le sixième segment abdominal possède de chaque côté, à la face dorsale, un prolongement, appelé comicule. Ces organes sécrètent un liquide mielleux, lequel, souvent forme une goutte qui adhère à l'extrémité du comicule.

J'ignore à quoi sert ce liquide chez le Rhopalosiphum. Chez les Aphidiens terrestres, cette sécrétion est avidement recherchée par les fourmis, qui la recueillent et s'en nourrissent: c'est pourquoi Ton voit les fourmis circuler sur les plantes où des pucerons sont établis.

Lorsque, par suite de la prodigieuse fécondité de ces insectes, la colonie 9e trouve à l'étroit ; ou quand les conditions d'existence deviennent défavorables, des pucerons ailés apparaissent. Ils sont pourvus de quatre ailes, délicatesy membraneuses, irrisées. Les ailes antérieures sont les plus grandes; elles cachent complètement les postérieures et dépassent de beaucoup l'extrémité du corps de l'insecte. Elles sont inclinées sur celui-ci et le couvrent comme le ferait un toit.

Ces pucerons ailés sont encore des individus femelles, qui se reproduisent par parthénogenèse. Ils s'envolent et vont fonder ailleurs de nouvelles colonies, en mettant au monde des petits vivants.

En automne seulement, apparaissent des femelles, de forme un peu particulière, et des mâles. Ceux-ci sont de petite taille; ils sont souvent ailés. Il y a alors accouplement.

Les femelles ne mettent plus au monde de petits vivants; elles pondent des œufs qui sont destinés à passer l'hiver.

Chez les espèces terrestres, ces œufs sont déposés à l'abri, soit dans les fentes de l'écorce, soit, le plus souvent, sur les racines ou au pied de la plante sur laquelle vit Tinsecte. J'ignore où le Rhopalosiphum cache les siens.

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