‹ L'Arabie contemporaineChapitre 10 sur 32 · I. Tome le»-, p. 132 et · texte numérisé non relu

I. Tome le»-, p. 132 et

i52 DEUXIÈME PARTIE.

le commencement de ce siècle, le mal a toujours été en s'aggravant dans les villes du Hedjaz, comme il résulte du témoignage du baron de Maltzanqui a visité ce pays en i 864 . « Les bédouins, dit-il, ne se marient pas avec des négresses, tandis que les habitants arabes des villes le font souvent. Il en résulte que, dans le cours d'un siècle, la population urbaine de TArabie est devenue voisine du mulâtre tandis que la population des campagnes a conservé le type arabe originel dans toute sa pureté. Aussi voit-on à Djeddah, parmi les bourgeois, beaucoup de figures de mulâtres et de quarterons, et encore plus à la Mecque, puisque la plupart des chérifs, c'est-à-dire les hommes de la plus noble caste, sont presque nègres. Par conséquent, au point de vue de la race, et malgré leur noblesse du côté paternel, ils sont, en réalité, tombés maintenant bien au-dessous des bédouins '. »

M. Palgrave donne des détails curieux et précis sur Taccroissement de Télément noir dans l'Oman.

M. Botta a remarqué, comme Niebuhr, que, dans les montagnes du Yémen, la population qui a été peu mélangée, reste complètement blanche et remarquable par la beauté des traits, les cheveux longs, le nez droit, les yeux grands et ouverts. Dans le Téhama, au contraire, la population est devenue presque noire. Les Arabes du Sud ont laissé dans ces mélanges leur physionomie propre.

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