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Haas laurpsys, ysétaient triba goerri^ purement et sûâplemenl; mais à Aboa-Arich, n'ayant ftos de guerre k fane, chacon adopta Fétat qui lui eonvint. Les uns se firent (Aarpentieis, les antres bonlangers, serrariers, potiers, maçons, laboorenrs, et, grtce à une ioldiigence réelle, et qni s'exerçait ponr h pre^ mière fois, chacun fit de grands progrès dans Fétat qu'il avait embrassé.
Dans l'intervalle qui s'écoula entre l'arrivée des païens et leur conversion, un autre fugitif venait de^ mander une hospitalité qui lui fut accordée avec beaucoup d'empressement, et qui devait amener des événements de la ^lus haute gravité.
Un neveu de l'imam de Sana, chassé des États de son oncle à la. suite d'une révolte, arrivait à Abon- Arich : c'étaient des nouvelles fraîches quiarrivaient au cMrif Hussein de son plus mortel ennemi. Le chérif Hussein étaitrennemi de l'imam de Sana à dooMe titre, l'imam de Sana ayant déjà été dépossédé par le chérif Hussein d'une partie de ses États et étant Pallié la plus important que les Anglais eussent dansrTémen.
Le cbérif Hussein reçat le fugitif, non pas en hôte, mais en prince. H lui abandonna un de ses châteaux, mit des chevaux et des esclaves à sa disposition, et lui affecta un traitement d'une vingtaine de mille francs par an. Il y avait un grand projet politique caché sous cette générosité. Le projet était commun au fugitif et à celui qui le recevait ; le jeune imam voulait détrôner son oncle ; Hussein voulait agrandir ses possessions» tout en aidant le jeune imam dans sa conquête. Il va sans dire que la condition de rupture complète avec l'Angleterre faisait la base du traitée
Dès le lendemain de l'arrivée du prétendant, je fus appelé par Hussein à faire partie de leurs conférences et à émettre mon opinion. Dès le premier jour, je vis parfaitement qu'une expédition contre Timam était imminente.
Au reste, en ce moment même, il était à ma connaissance, — la révélation me venait de la Mecque, — que rimam de Sana, à l'instigation de l'ADgleterre, concluait un traité avec la Turquie, traité en vertu duquel la Porte allait lui prêter toute espèce de coû-
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cours contre le chérif Hussein, qu'elle considérait comme un ennemi.
Voici le plan qu'on adopta : réunir le plus de troupes possible. Nous disposions de vingt mille hommes. De leur côté, les frères du chérif dans leurs gouvernements de Moka, d*Hodeïda, de Loheia, de Zébid, de Beit-el-Fakib et de Tàës pouvaient nous seconder avec trente mille hommes.
Le jeune Ahmed, qui avait un parti dans l'imamat de Sana, prétendait pouvoir disposer d'une dizaine (le mille hommes qui d'avance lui étaient acquis. Mais, en cas de succès, ce nombre devait se doubler, se tripler, atteindre la majorité, puis la totalité de la population. C'est en Arabie surtout que le droit du plus fort est incontestable. Je proposai donc au chérif de marcher hardiment sur Sana même, i^ans s'arrêter ni aux places fortes ni aux citadelles.
L'invasion se faisait de deux côtés différents : au nord d'abord , par les contingents venant d'Âbou- Arich, de manière à attirer de ce côté toute la défense, tandis que les contingents des autres districts, c'est-