‹ L'Araucana, poëme épique espagnolChapitre 23 sur 40 · XXI II · texte numérisé non relu

XXI II

Ainsi, une généreuse arrogance les déroba au péril et à la mort cruelle. ISi prières ni aucun motif ne purent déterminer un seul d'entre eux à venir donner son appui à l'entreprise. Ils ne voyaient qu'un acte honteux à triompher de soldats dénués et sans armes; c'est dans les hasards de la guerre qu'ils pla-

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çaient la gloire, et vaincre sans ces dangers leur semblait ▼aincre sans honneur*

Depuis cette ten(ati?e, Caupolic&n resfa brisé, ruiné, ddcrédite. Des flots de sang avaient été répandus sans que la cause de la patrie eût reçu yengeance. Aussi, voyant la foule saisie d'épouvante, Tardeur et l'espérance glacées, il dispersa son camp, quelque avantage qu'il lui offrit, et il congédia des sol* dats fatigués.

11 voulait ajourner ses projets à l'heure où le:i destinées contraires eussent cessé ék le poursuivre. Convaincu que désormais il n'avait pour soutien, dans sa lutte, qu'une fortune surannée et languissante, il renvoie de toutes parts son armée, avec l'ordre de se tenir prête, dès la moindre occasion, pour se mettre en mouvement, à son premier avis et à son premier appel.

Retiré avec dix guerriers seulement, hommes de confiance, pleins de valeur, tantôt sur une montagne déserte, tantôt dans un village, il dérobait toutes ses traces. Choisissant des retraites mystérieuses,iln'occupaitjamais longtemps la méme,et usait de son arrogance barbare pour maintenir ses sujets dans la crainte et dans l'obéissance*

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