‹ L'Araucana, poëme épique espagnol (volume 2)Chapitre 107 sur 124 · LXXX · texte numérisé non relu

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Aux portes, en faoe, sur les côtés, les murs sont assaillis el défendus, ici, avec hftle, on court à flots pressés aa lieu où m montre davantage le péril . Là, chacun attaque son ennemi 1 coups rapides et redoublés^ avec tant de vigueur et un acha^ nement si terrible, que peu ne valent ni bouclier ni a^alure^

Toutefois les nôtres, repoussés par les traits et par les glaive de Tennemi, retournent sur leurs pas, et trois fois ils reviennent enflammés de honte et de courroux. Longtemps ils résistent âb fortune, mais déj^ ils étaient tous couverts d'affreuses blessures écrasés par la fatigue, épuisés de force et de sang, et leurs arme rouges de carnage.

La valeur et la colère sont telles que la mêlée devient plu sanglante et plus farouche. Les Espagnols trouvent toujour la forteresse plus indomptable et les coups du barbare plus ter ribles. Ils attaquent sans craindre la mort ; mais que pouvai toute cette bravoure 7 Le moins blessé et le moins affaibli, pa six ouvertures répandait le sang de ses veines.

Xéoophon raeoote le passage de l'Eaphcate t « tes troupet de Cjras n'eurent d Teau que jttsqu'aui bras. Les habitants de Thapsaque prétendaient que l'Euphra: n^avait jamais été guéable qu'alors, et qu^on ne pouvait le traverser aani bateaai On regarda cet événement comme un prodige. Il parut évident que le fleu-ve sVta abaissé devant Cyrus, comme devant son roi futur. *Ê$^xii £î] tttov tlv«i, ma ««si {>icex«*f^tf>t t&v rotaiiôv Kit^ w( pacrtXtWovTi • (Kûp. Avo^. B\ xtf. S*), Le fleuve qui n sikte à l'armée qui veut franchir ses flc*ts, celui qui abaisse ses ondea devant h maitre futur, celui qui, à une grande distance du combat, réprime sou cours im{H tueuz, tout ému de ce fracaa de guerre dont le territoire retentit au loin* ce cooi nentqui s'incline vers un naufragé pour le sauver des flots, n*appartienneiit>ilsiM tous à la même famille t ne sont-ils pas tous Issus de la conception d'écrivains s périeurs ?

1 « Que poeo importa eiendo ni armtdura. •

Wlalerling traduit très- bien t

« Das9 wenigl dA«or tchultel Pa&ier, ttelM noch âebild. s

Armaduta représente en effet le heaume et la cuirasse. Le bonelier pourrait être cou priS) mais il est nommée part; il est moins adhérent au corpsy et pan semble moins directement appartenir à l'armure défensive*

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Cependant Tarmée araucane s'étonne de voir comment les nôtres ont pu supporter la décharge pressée de tant de coups, eiy malgré la pluie de flèches et de pierres qui n'a cessé de tomber sur eux, avec quelle résolution, avec quelle ardeur, trois fois ils se sont élancés à Tattaque. Impatients de cette obstination, les ennemis serraient de rage les poings et les dents.

Et comme une tempête qui, loin de s'apaiser, éclate^ au contraire, avec plus de fureur, lorsque l'épaisse et froide grêle bat contre les toits, et que la tourmente se décbaine ; ainsi les barbares opiniâtres, indignés et confus, à coups innombrables de leurs lances, de leurs dards et des pierres qu'ils précipitent, frappent les écus, les boucliers et les casques.

Les chrétiens, fatigués^ ne pouvant plus soutenir le poids de cette lutte écrasante, sont contraints de renoncer à leur vaine entreprise et de reculer loin de cette place inexpugnable. Ils réunissent les débris de leur troupe, et, voyant leur désastre et leur destin malheureux, par le même chemin qui les avait amenés, mais avec une ardeur amoindrie, ils se portent en arrière.

Cette nuit môme> ils allèrent poser leur camp au pied d'une montagne. La plaine était libre d'ennemis. Aucun d'eux n'était sorti des murs pour les suivre. Je promets de vous raconter plus tard le stratagème étrange qu'imagina Lautaro ; mais à cette heure. Je me sens affaibli, épuisé^ ma voix est rauque. Reposée, elle aura plus de force pour un chant nouveau.

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