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Au milieu de la foule, le barbare, tout en courroui, bwndij autour de lui sa massue garnie de fer. Il défigure celui-ci, il mutile celui-là. L'un est réduit à se retirer avec les bras au d de 800 cheval; Vautre se renverse tout étourdi sur la croupe do sien ; tel est forcé de vider les arçons. Livré à son ardeur et à si folle furiej Rengo frappe, renverse, aplanit tout dôvant s| marche.
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Par plus de dix ouvertures, il versait des flots de son saoi qui rinondaîent tout entier; mais il ne s'affaiblit pas. Tout si contraire, il frappait en rugissant, et rendait l'atteinte de st!j coups plus affreuse et plus meurtrière. 11 court avec légèreté <:! bondit de toutes parts, faussant casques et armures. Il abat l^ hauts cimiers, brise les crânes, broie les membres, les muscla et les plus solides ossements.
Mais voilà que grandissait une immense rumeur. C'était ai fracas d'épées et de lances, des cris et des clameurs contuses et, sans en connaître la cause, une multitude de guerriers re^ ce point affluaient tout en désordre. Il y avait là un vaillant jeQQJ homme qui s'escrimait, armé d'une énorme épée, courait i| milieu des glaives barbares et consommait les plus beaux ei ploits de guerre.
Le Jeune et intrépide héros s'élançait, entraîné par un traos port de démon, le visage farouche, souillé dépoussière, courir de sang et de sueur, semblable au puissant et homicide Mif^l lorsque, enflammé de la fureur des combats, de la main droit| il agite sa lance et frappe le bouclier de fer que lui a W Vulcain.
Avec habileté, promptitude et souplesse, il maniait soa ario^ pesante, etd*un coup il divisa Cron en deux parts, cominesil
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n'eût été qu*un débile roseau. Après lui, c'est Pon, l'adroit In* dien^ qu'il envoie aux enfers; et, à la suite de ce guerrier, c'est Lauco qu'il précipite. Aucune armure ne défendait le corps des Araucans. 11 les dépèce^ les démembre, les rend méconnaissables.
Ce héros s'appelait Andréa. Par sa haute taille et set propor* tions, il ressemblait à un géant. D'humble origine^ il était né par delà Gènes, dans le pays de l'Est ^ Sa force et sa légèreté répondaient à sa colossale stature^ et de telle sorte il brandit sa large épée que la mort est le partage de tous ceux qu'elle atteint.
D'un coup, il diyise Guaticol par la ceinture en deux morceaux qui roulent sur le sable ; et d'un autre encore à l'infortuné Quilacura, il abat la Jambe droite avec une netteté hor- . rible. Puis, multipliant ses formidables prouesses, il Jonche de morts le vaste terrain de la citadelle. Son glaive ne connaît point le pardon, il amoncelle cadavres sur cadavres.
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D'une taillade, à Colca il fait sauter la tête des épaules, et aussitôt il pousse son épée contre Maulen, le cacique d'itàta. D'un revers il le fend de haut en bas. Il disperse lances, bâches, massues ; car tous les guerriers barbares Tattaquent à la fois, , et ne reçoivent de lui que des coups affreux qui percent les poitrines, les épaules et les flancs.
Ainsi un ours intrépide, poursuivi par les chasseurs qui Volent sur ses traces, irrité par la souffrance de sa blessure, brise les
1 ■ Era arriba de Génota al Levante . »
WinterliDg traduit par d'heureux équiTaients :
I « Aus Genaa 'a in Wclschlaod Nachbai^baft. h
L'Italie et mftme la Lombardie aoDt fort bien désignée! dans le tert d'Ercilla comne dans celui de lun tradubteur allemand. (Cf. ch. st, ott. 6.)
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puissants épieuz; dans son courroux, dans son impatiente colère^ il débarrasse le sentier et la gorge de la aïontagne ; les< chiens maltraités et blessés^ dociles à la correction^ lui livrent un large passage.
De môme le farouche Andréa était enveloppé de barbares; mais il se démène de telle manière qu'il s'ouvre une route spacieuse avec rëpée. Et toujours croissaient la fureur, les cris et' le combat, si bien que la plupart des guerriers accouraient. Ce fut à ce moment que Rengo tout ensanglanté ariivait aussi à la môme place.
Etcomme deux molosses entourés de roquets importuns, lorsqu'ils viennent à s'apercevoir, le poil hérissé, vont l'un à l'autre, grondent et se montrent les dents, tels les deux guerriers illustres, levant à la fois leurs armes homicides^ courent se heurter... Mais je veux remettre leurcombatau chantqui va suivre.