‹ L'Araucana, poëme épique espagnol (volume 2)Chapitre 2 sur 124 · LITTÉRATURE EN EUROPE · texte numérisé non relu

LITTÉRATURE EN EUROPE

£T SUR LE IIOLE DES TRAOOCTECUS ÂD XIX» SlÉCLt.

Nous ne saurions admettre ni la défaillance fatale de l'esprit humain, ni la chute de la poésie, et nous sommes persuadés qu'une des causes les plus actives de renouvellement pour rimagination est dans Vétude des lettres étrangères. C'est avec cette pensée que nous osons publier comme un auxiliaire pour nos jeunes écrivains celte version du poêle Ercilla.

Dès le siècle de Louis XIV, La Bruyère avait dénoncé l'appauvrissement de noire veine productive. Il avait fait, au début d'un livre excellent, cette déclaration décourageante, qui était de nature à lui briser la plume entre les mains : « Tout est dit, et Ton vient trop tard après sept mille ans qu'il y a des hommes et qui pensent... Le plus beau et le meilleur est enlevé : l'on ne fait que glaner après les anciens et les habiles d'entre les modernes *. » Si ce langage eût exprimé autant de justice que de modestie et que la sentence eût été vraie, les auteurs seraient aujourd'hui beaucoup plus à plaindre encore, puisqu'aux idées de tant d'habiies reconnus et accrédités nous devrions ajouter pour nos écrivains d'autres embarras et

1 Les Caractères^ édit. Hémardinquer, 1849, ch. i«', des Ouvrages de Tesprit, p. 7.

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