‹ L'Araucana, poëme épique espagnol (volume 2)Chapitre 68 sur 124 · CCCXII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CCCXII INTRODUCTION

Si, par une fortune bonne et heureuse que nous n'osons espérer pour elles, les pages que nous tra^^ons venaient à tomber un jour sous les yeux des érudits dont la critique habile et consciencieusehonore à un siliaut degré l'Espagne contemporaine, et continue les traditions des Quintana, des Hartinez de la Rosa, des Zarate, nous gardons cette confiance qu'ils voudront bien voir dans nos scrupules et dans nos contradictions autre chose qu'un besoin de polémique, la marque d'une profonde sympathie pour leurs nobles et ingénieux travaux.

PAB

DON ALONSO DE ERCILLA Y ZÛ5ÎIGA

CHEVALIER DE l'oBDBE DE SANTIAGO , GENTILHOMME DE LA CHAMB&K DE SA MAJESTÂ L* EMPEREUR ^

> Rodolphe 11, et non pas Haximiliea II, comme le prétead Bouterweck {Get' chiehtê dêr spam, Pœne und BeredsamkeU^ p. 410) ; ni à plus forte raison Charles- Quint, comme le rapporte Dièse {Gesehiehtê der tpanisehen Diehtkunst, Gottingen, 1769, in-8, trad. annotée de Telasques), égaré par son modèle {Origines de la poesia ««pafio/a, 1754). Charlei-Quint était mort dès 1558. Maximilien mourut en 1576; et ce fut en 1576 que Rodolphe, déjà roi de Hongrie eu 1572, et roi de Bohême en 1573, soccède, eomme empereur d'Allemagne, à son père Maximilien. C'est dans la même année 1576 que don Ereilla reçut la clef de chambellan (Cf. Ticknor, History ofspanish lit,, t. II, p. 461). Le crédit dont le poète jouissait auprès de Rodolphe, jeune encore, à Madrid, permet de supposer que l'honneur décerné à Ereilla était un iouTcnir adressé an talent par le nouTel empereur.

Page 1