PROLOGUE
avec Tardeur guerrière dont la nature les anime et le courage dont ils héritent, hâtant le cours des années, et sans attendre Tâge où l'on saisit le glaive, les fils se jettent dans les périls de la guerre. Ils ont maintenant si peu de soldats, ils en ont tant perdu dans leur énergique résistance, que pour former une armée plus considérable et pour grossir leurs hataillons, les femmes elles-mêmes vont à la guerre, et luttent quelquefois comme des hommes, affrontant avec intrépidité les coups de la mort.
J'ai tenu à prouver ainsi et à constater la valeur de ces ' peuples ; elle est digne de plus grandes louanges que je ne pourrai lui *en donner par mes vers.
Et comme il y a aujourd'hui en Espagne, ainsi que nous l'avons dit plus haut, une foule de personnes qui ont été présentes à peu près à tous les faits dont je parle, je leur commets sous ce rapport la défense de mon ouvrage. Je le recommande également à tous mes lecteurs.
résultat. Mais quels en seront les avantages pour les malheureux Indiens, si, pour TacbcTer, il faut d'abord les détruire, et ne les voyons-nous pas détruire, lorsque la ciTÎlisatiou, avec ses chemins de fer et ses progrès agricoles, disperse au loin les troupeaux de buffles et d'autres bétes fauves, seule ressource de l'existence pour les peuples chasseurs ? Si le sauvage résiste pour soutenir ses droits méconnus, voui le poursuivrez à outrauce, jusqu'à ce qu'un jour, de son cô'é, le combat s'arrête faute de combattants. S'il s'incline, la force pourra le contraindre k se borner davantage, à recevoir de votre générosité un droit de chasse et de parcours dans les régions inhabitées du Kausas, du Nebraska et du Colorado; vous pourrez cantonner les Kiowas et les Comanches, et leur fuurair même exactement en nature les subsides que TOUS leur aurei promis ; il n'est pas moins vrai que d'espace en espace* de réduction en réduction, sur un territoire toujours plus restreint et toujours limité à votre fantaisie, ce sera, sous de faux titres, à l'exterminalion des derniers indigènes que marchera le peuple des Tankees. En attendant la lutte continue et les derniers télégrammes de New-Tork (24 octobre et 2 novembre 1868) nous apprennent que les cavaliers fédéraux ont battu un corps de sept cents Indieni ihirs k Kansas occidental ; que les Indiens ont attaqué le chemin de fer du Pacifique at oot brisé le train ; que ce chemin de fer sera désormais protégé par des Iotcva mili* taires. Puissent les Chiliens comprendre cet enseignement et procéder d'autrâ laçon avec leurs voisins, les belliqueux Araucanos I
L'ARAUGANA